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Equipe de France: "Ce qu’il a fait est irréparable", Hernandez se confie sur l’abandon de son père

Dans un entretien accordé samedi au Parisien, le défenseur du Bayern Munich et de l’équipe de France Lucas Hernandez se confie sur sa famille et notamment sur l’abandon de son papa, en 2001, quand le gaucher n’avait que 5 ans.

C’est sans doute l’un des champions du monde les plus secrets. Lucas Hernandez, 25 sélections, est l’un des piliers de l’équipe de France depuis la Coupe du monde 2018. Solide, toujours fiable, le défenseur capable de jouer au poste d’arrière gauche comme défenseur central possède un mental de guerrier qui fait le bonheur des Bleus et du Bayern Munich, son club. Cette force, Lucas Hernandez, mais aussi son petit frère, Théo, excellent avec l’AC Milan, l’ont depuis toujours, sans doute marqué par une vie pas tout à fait comme les autres. Leur papa, Jean-François Hernandez, ex-joueur professionnel passé par l’OM, Toulouse et l’Atlético de Madrid, les a abandonnés brutalement en 2001, les laissant seuls avec leur maman. Lucas Hernandez n’avait que 5 ans...

"Biologiquement, il est mon père, mais je ne le considérerai jamais ainsi"

Jusqu’à présent, l’ancien joueur des Colchoneros, discret dans les médias, avait très rarement parlé de son père. Mais à 25 ans, celui qui est devenu papa en 2018, se sent désormais plus mûr pour parler de sa famille. "L’arrivée de Martin m’a permis de réaliser une chose toute simple. Le plus important dans ma vie, c’est mon fils. Je fais tout pour lui, déclare-t-il ce samedi au Parisien. Je n’ai jamais compris et je ne comprendrai jamais comment le mien a pu partir du jour au lendemain en nous abandonnant, ma mère, mon petit frère Théo, et moi. Si un jour, il émettait le désir de me voir, j’accepterais de le rencontrer. S’il veut me donner une explication puis repartir, aucun problème. Biologiquement, il est mon père, mais je ne le considérerai jamais ainsi. Ce qu’il a fait est irréparable."

"Avec Théo et ma maman, on ne fait qu’un"

S’il a dû vivre sans son papa, Lucas Hernandez noue en revanche un lien fusionnel avec sa mère. "On lui doit tout, confirme-t-il. Elle a mis sa vie entre parenthèses pour nous. Ce qu’on est devenus, c’est grâce à elle. Avec Théo et ma maman, on ne fait qu’un. On est indissociables. Il y a aussi mes grands-parents maternels et mon oncle. Je n’ai pas une famille très nombreuse mais des liens intenses et indéfectibles nous unissent."

ABr