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Italie-France : une première historique (et encore un peu floue) pour l’arbitrage

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Un test de vidéo arbitrage sera effectué ce jeudi lors du match amical Italie-France, à Bari. Une grande première dont RMC Sport vous détaille les principes, même si des zones d’ombre persistent.

Ce jeudi durant Italie-France, deux arbitres néerlandais vont accompagner Björn Kuipers, l’arbitre principal de la rencontre, depuis un car-régie situé à l’extérieur du stade San Nicola. Le but ? Lui apporter de l’aide quand il le souhaite ou quand ils ont vu quelque chose de particulier concernant une décision qui souffrirait d’une éventuelle contestation.

Les deux arbitres vidéo seront reliés à l’aide d’une oreillette à l’arbitre principal et ils pourront utiliser toutes les caméras à leur disposition. Celles de la RAI pour la réalisation italienne et celles de TF1 pour la réalisation française. L’intérêt pour ce test grandeur nature étant de pouvoir utiliser tous les angles de prise de vue à tout moment.

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Trois principaux incidents ont été identifiés par la FIFA et les responsables des arbitres comme pouvant changer le cours d’un match. Ce sont les seuls éléments pris en compte dans cette expérience avec un arbitre assistant vidéo :

- Déterminer si une infraction qui s’est produite est à même d’invalider un but. Si le ballon à franchi ligne, ce sera tranché avec l’équipement de Hawk-Eye Innovations.

- S’assurer qu’aucune décision clairement incorrecte n’est prise au moment d’accorder ou pas un penalty.

- S’assurer qu’aucune décision clairement incorrecte ne s’est produite concernant l’expulsion d’un joueur. - Vérifier lors d’une sanction que c’est le bon joueur qui a été averti ou expulsé.

Un protocole en trois temps

L’intérêt est de savoir le temps que cela prendra entre le début de la discussion entre l’assistant vidéo et l’arbitre central, le visionnage et l’information apportée. Le protocole mis en place est le suivant :

1) L’arbitre assistant informe l’arbitre principal ou ce dernier demande une vérification sur une décision ou un incident.

2) La séquence vidéo est analysée et l’information est envoyée à l’arbitre dans un laps de temps de 10 à 20 secondes.

3) L’arbitre accepte l’information et la valide ou non.

Comment l’arbitre va-t-il informer les joueurs ?

Voilà les précisions apportées par la FIFA à RMC Sport ce jeudi après-midi mais cela reste encore un peu flou puisque ce soir, en principe, Björn Kuipers suivra les recommandations sans voir lui-même les images depuis le bord du terrain en cas de doute. En plus, le protocole publié sur le site de la FIFA dit le contraire. C’est pour cela qu’il s’agit bien d’un test.

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Les deux sélectionneurs ont été informés mercredi soir au stade de ces modalités et ont donc fait passer le message aux joueurs. Reste à savoir comment l’arbitre va les informer sur le terrain de l’utilisation de la vidéo (geste et/ou parole). Quoiqu’il en soit, ce test sera suivi depuis Bari par Gianni Infantino, le président de la FIFA, qui organise vendredi une conférence de presse avec les protagonistes de cette expérience au stade San Nicola pour un débriefing avant d’établir un rapport pour le board.

J.Re