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Pas encore "au sommet de son art", Mbappé temporise pour le Real

Après la défaite des Bleus face à l’Espagne ce mardi soir (0-2), Kylian Mbappé a évoqué tout naturellement sa première titularisation, la forte attention médiatique qu’il suscite ou encore l’intérêt du Real Madrid.

Kylian Mbappé, qu’avez-vous ressenti lors de cette première titularisation en équipe de France ?

C’est toujours une grande fierté, que ce soit de rentrer ou de commencer comme aujourd’hui. Représenter son pays, c’est quelque chose de vraiment unique. Vous sentez que tout un peuple est derrière vous et ça, ça n’a pas de prix. Aujourd’hui, le résultat n’a pas été favorable mais je garde quand même une bonne image de ce Stade de France.

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Comment jugez-vous votre match ?

J’ai eu de bonnes sensations. Je pense que pour une première titularisation, c’était satisfaisant. Mais si je refais ce genre de performance dans quatre, cinq sélections, je ne dirai pas que c’est satisfaisant. Aujourd’hui, c’est parce que c’était une première titularisation, avec le contexte, tout ce qu’il s’est passé… Mais si je refais ça dans quatre, cinq sélections, je serai le premier déçu.

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Avez-vous l’impression d’être entré dans un autre monde ces derniers jours ?

Un autre monde, je ne sais pas. Mais c’est vrai qu’on a beaucoup parlé de moi. J’ai essayé de faire abstraction de tout ça, même si avec tout ce qu’il y avait, c’était difficile. C’est le football, ça fait partie du métier. Tout footballeur doit s’adapter à chaque situation.

Comment allez-vous faire pour garder les pieds sur terre ?

Ne vous inquiétez pas pour moi. J’ai un entourage qui veille. Même moi. Sérieusement (sourire), il y a plein de choses qui se disent. Il y a des choses qui sont vraies, d’autres qui sont fausses. Je ne vais pas m’arrêter à ça. Moi, ma passion, c’est le terrain. Aujourd’hui, tout ce qu’il se passe autour, je ne vais pas vous dire que c’est pas bien. Quand je vois ma tête dans un journal, on est toujours content. Mais ce qui m’importe moi, c’est le terrain. Je suis un passionné de foot. Tout ce que je veux, c’est jouer au foot, marque des buts, gagner des matchs, des titres. Le reste, je vous laisse vous en charger.

Voulez-vous jouer au Real Madrid ?

(Rires après cette question d’un journaliste espagnol, ndlr). Aujourd’hui, je suis à Monaco. Le Real Madrid, on verra plus tard. Pour l’instant, je suis à Monaco. (…) Le Real Madrid est un grand club. Mais j’ai encore beaucoup à apprendre. Le Real Madrid, c’est un club où il faut aller quand on est bien mature, au sommet de son art. Je ne pense pas que je sois au sommet de mon art.

Que vous inspire la comparaison avec Thierry Henry ?

Comme je le répète souvent, parce qu’on me pose souvent la question, chaque joueur écrit son histoire. Thierry est un joueur unique qui a marqué l’histoire. J’espère marquer mon histoire à moi, pas la suite de Thierry.

Est-ce vrai que Gérard Piqué vous a demandé votre maillot à la mi-temps ?

Oui, c’est vrai. Je voulais lui demander aussi parce que c’est un grand joueur. Mais il a anticipé, donc je lui ai dit qu’on allait les échanger dans le tunnel.

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Comment avez-vous trouvé l’utilisation de la vidéo ?

Je pense que c’est une bonne chose. C’est le début. Le seul problème, ça a été le timing. On a attendu trois, quatre minutes la décision. D’un, on se refroidit. De deux, c’est un coup de massue psychologiquement, qu’on le veuille ou nous. Si la décision avait été prise 15, 20 secondes après… Là, l’arbitre a attendu sur les deux fois. Peut-être que c’est le bruit. On attendra les explications. Moi, je suis pour. Mais il faut que le timing soit amélioré.

LP avec TM