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Pays-Bas - France : les notes des Bleus

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Les Bleus se sont imposés sur la pelouse des Pays-Bas ce vendredi, en amical (3-2), à l’Amsterdam ArenA. Dans une rencontre marquée par l’hommage à Johan Cruyff, les Bleus ont dominé le premier acte face à des Oranje inexistants, avant de subir en deuxième période. Notre bulletin de notes.

Steve Mandanda : 5,5

Rien à faire en première période, rien à se reprocher sur les buts, et rien d’extraordinaire sur les quelques arrêts qu’il a eu à effectuer. Il a fait le job, sans matière pour briller et bousculer la hiérarchie que Didier Deschamps n’a pas l’air prêt à chambouler.

Christophe Jallet : 5,5

Il est beaucoup monté en première période, prenant les espaces que lui laissait Griezmann en se recentrant. En deuxième période, on l’a beaucoup moins vu dans le camp adverse et il s’est laissé gagner par la fébrilité ambiante dans la défense tricolore.

Raphaël Varane : 5,5

Patron des airs, serein au duel, dans le premier acte, il n’a pu empêcher les deux buts adverses après la pause, au sein d’une défense française qui a vacillé. Sa 23e titularisation consécutive en bleu confirme tout de même l’essentiel : derrière, c’est bien lui le patron.

Laurent Koscielny : 4,5

Pas grand-chose à faire jusqu’au but néerlandais… sur lequel il est coupable. De Jong marque certes de la main, mais le Gunner était battu dans le duel et sa poussette sur le buteur batave n’a pas sauvé son erreur de marquage.

Patrice Evra : 5,5

Légèrement moins offensif que Jallet, le Turinois a livré un demi-match propre. Avec très peu à faire défensivement, et en proposant le minimum syndical devant. Remplacé par Lucas Digne (46e, 4) : mauvaise entrée pour le jeune Français, qui n’a ni brillé ni devant, ni derrière. Au contraire, il a beaucoup subi sur son côté et n’a clairement pas marqué des points à Amsterdam.

Lassana Diarra : 5,5

Face à des Oranje insipides lors des 45 minutes où il a joué, il n’a pas eu à gratter les ballons comme il le fait si bien à l’OM. Il a joué très simplement, devant la défense, sans fioritures ni coups d’éclat. Remplacé N’Golo Kanté (46e, 5,5) : il a succédé à Diarra à la pause, sans que l’on ne voie de différence. Profil et rôle similaire, devant la défense, avec un jeu simple et épuré. A revoir, sans aucun doute.

Paul Pogba : 6

Une trajectoire inverse à celle de l’équipe de France. Très discret quand les Bleus maîtrisaient totalement leur sujet, il est monté en puissance en deuxième période, avec beaucoup plus de présence et d’initiatives dans le camp adverse. Pas encore au niveau où on l’attend en bleu.

Blaise Matuidi : 7

Passeur de la tête sur le but de Giroud, le Parisien était très en jambes durant le temps fort tricolore, qui a duré une mi-temps. Après un gros trou d’air au retour des vestiaires, il sort de sa boite juste après l’égalisation batave, pour offrir la victoire aux Bleus, avec son 7e but en équipe de France.

Antoine Griezmann : 8

Au-dessus du lot. Buteur sur un coup franc parfait, il a confirmé qu’il était la valeur sûre de cette attaque tricolore toujours en questions pour raisons extra-sportives. Omniprésent, juste techniquement, consciencieux dans le replacement défensif, il sort à la pause en s’étant déjà assuré le titre d’homme du match. Remplacé par Anthony Martial (46e, 6) : moins présent dans le jeu que Griezmann, Martial a fait du Martial. Quelques accélérations douloureuses pour les Oranje et une technique très sûre dans les petits espaces. On l’a finalement peu vu, mais il a su se montrer décisif sur un de ses rares ballons dans la surface, en servant Matuidi sur le but vainqueur.

Olivier Giroud : 6

En mal de buts avec Arsenal, Giroud a poursuivi sa moisson bleue. Quatrième but sur ses quatre dernières sélections, d’un tir en pivot bien senti sur sa première occasion… à une poignée de secondes de la minute hommage à Johan Cruyff. Discret par ailleurs, il s’est fait voler la vedette dans le jeu aérien par un Griezmann qui a aimanté tous les centres. Remplacé par André-Pierre Gignac à la 73e.

Dimitri Payet : 7,5

Souvent délaissé par Deschamps, Payet n’a cette fois pas laissé passer sa chance de faire mentir son sélectionneur. Chirurgical dans ses coups de pied arrêtés et ses centres, c’est lui qui a touché le plus de ballon en première période (44). Sa complicité technique avec Griezmann est évidente, et le chouchou de West Ham est passé tout près de valider son excellent match d’un but, en trouvant le poteau sur un enroulé longue distance.

Le maillot des Bleus : à vous de faire votre propre note, mais ce qui est sûr, ce qu’il n’a pas fait que des heureux. La preuve ici.