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Sanson, Veretout : les explications de deux Espoirs

Morgan Sanson

Morgan Sanson - AFP

Morgan Sanson et Jordan Veretout ont accepté de revenir au micro de RMC Sport sur l’élimination des Espoirs français en barrages de l’Euro, après leur lourde défaite ce mardi en Suède (4-1). Restés sur le banc, le Montpelliérain et le Nantais regrettent le manque d’envie des Bleuets et la provocation de Layvin Kurzawa après son but.

Les raisons de l’échec

Jordan Veretout (Nantes) : « Les Suédois sont combatifs, ils ne lâchent pas. Ils ont démontré qu’ils avaient plus la niaque que nous et c’est ce qui a fait la différence sur ce match. Je ne sais pas si c’était de la suffisance, mais du banc de touche, j’ai vu qu’ils avaient plus envie que nous. Quand tu es en barrages, le niveau est presque pareil et c’est celui qui a le plus envie qui gagne. Et hier (mardi), c’était eux. On a pris un but très tôt, du coup on a joué en tremblant et c’est ce qui a fait la différence, je pense. »

Morgan Sanson (Montpellier) : « On n’avait pas vraiment les mots. On n’a pas vraiment débriefé parce qu’on ne s’est pas beaucoup parlé et pas beaucoup vu, car chacun est retourné dans son hôtel respectif pour ensuite prendre l’avion. On a tous compris que c’était terrible et il faut tourner la page. C’est le match typique d’un film où tu n’es pas dans la bonne position. Ils ont marqué au bout de trois minutes, ils ne pouvaient pas mieux lancer leur match. Après, on a subi les évènements du match. C’était le scénario à ne pas avoir et c’est ce qu’on a eu. C’est un match qu’on n’a pas su prendre par le bon bout. Vous savez, quand une équipe gagne 2-0 à la maison, elle est plus favorite que le contraire. Je pense que c’est ce qu’on se disait un peu trop. On ne s’est pas relâché, on était présent dans les séances d’entraînement, on avait tous à cœur de faire un grand match là-bas mais malheureusement ce n’est pas ce qui s’est ressenti sur le terrain et c’est dommage. »

Les choix de Mankowski en question

JV : « C’est vrai que ce n’est pas facile de ne pas jouer, sachant que j’ai fait toutes les sélections pour arriver aux barrages. Le coach a fait ses choix, on les respecte. Que tu sois sur le terrain ou en dehors, tout le monde est important. Si les remplaçants font la gueule, l’équipe ne peut pas avancer. J’ai essayé de mettre les onze qui débutaient dans les meilleures conditions. Ça n’a pas suffi, mais je n’ai rien à me reprocher. »

MS : « J’avoue que j’ai été très déçu de ne pas commencer le match et encore plus déçu de ne pas y participer, surtout que je pensais que j’allais quand même rentrer. Si j’avais joué, est-ce que ça aurait été différent ? Peut-être, on ne saura jamais. On ne va pas revenir là-dessus mais c’est sûr que j’ai été très déçu. Mais je ne sais pas si ces choix-là ont causé la défaite. Willy Sagnol avait fait un travail de plusieurs mois, on était parti pour faire de bonnes choses. Le coach a eu un rôle délicat parce qu’il devait redynamiser le groupe et être sur la lancée de Sagnol, qui était très bonne. C’était un rôle difficile, mais je ne pense pas qu’en interne, il y avait une mauvaise cohésion par rapport au coach. »

Le « chambrage » de Kurzawa

JV : « On n’avait pas à faire ces signes-là. On est l’équipe de France, une bonne nation, il faut rester humble. Normalement, on devait gagner ce match et à cause de petits trucs comme ça, on le perd. On ne parle que du "chambrage" et pas de ce qu’on a fait depuis deux ans. Ça gâche un peu le truc, c’est dommage car en plus on ne peut pas se rattraper, c’est ça qui est navrant. »

MS : « Tant que le match n’est pas terminé… On revient à 3-1 à cinq minutes de la fin, on était pratiquement sûrs de se qualifier, mais juste pratiquement. C’est un geste suite à un but, je ne peux pas répondre à sa place. Je sais que je n’aurais pas fait un geste comme ça. Il l’a fait à l’aller et ça a été mal pris au retour. Je ne peux pas vous en dire plus sur son geste. On n’avait pas émis l’idée de faire ça. »

la rédaction avec CG et PYL