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Uruguay-France: léger recadrage de Deschamps, message de Cavani... les coulisses de la victoire

Après leur qualification pour les demi-finales de la Coupe du monde obtenue contre l’Uruguay vendredi (2-0), les joueurs de l’équipe de France ont savouré. Il y a toujours autant d’unité dans le groupe tricolore. Et l’envie d’aller au bout reste intacte. Entre joie et ambition, les Bleus avancent soudés avant de défier la Belgique, mardi (20h).

Les Bleus tiennent leur phrase fétiche: "On mange pas des pâtes nous, on veut encore des pasta!" Voici tous les messages que les joueurs de l’équipe de France répétaient en entrant dans leur vestiaire vendredi, juste après la victoire face à l’Uruguay (2-0) en quart de finale de la Coupe du monde 2018.

Le Marseillais Rami défend le Parisien Mbappé

Presnel Kimpembe et Paul Pogba entrent les premiers dans le vestiaire en criant: "On reste pas nous, on reste ici". Malgré l’ennui d’Istra, les Bleus ne veulent plus quitter la Russie. Dans le vestiaire, le cri de guerre est simple: "Rafa il a tiré, Rafa il a marqué, Grizou il a frappé, Grizou il a marqué."

Adil Rami prend dans ses bras Kylian Mbappé. Quand les Uruguayens ont essayé de bousculer à la fin du match le Parisien, c’est Rami qui a failli rentrer sur la pelouse pour défendre la star des Bleus. Rami a fortement félicité le buteur parisien.

Deschamps félicite mais recadre

Musique et bataille d’eau sont au menu des célébrations avant que le sélectionneur Didier Deschamps ne prenne la parole. "Je suis fier de vous. Fier de votre caractère, de votre envie. Vous avez été bons, vous n’êtes pas tombés dans leur jeu", explique le coach des Français.

Des félicitations avant un léger recadrage. "Les gars, on n’a pas le droit de s’enflammer. Pas d’arrogance. Pas de geste superflu. On ne peut pas prendre le risque de prendre un jaune ou de se faire tacler sur un geste superflu", souligne Deschamps en substance en visant Pogba, qui était sous le coup d’une suspension, et Mbappe, auteur de quelques passes arabesques.

Les Bleus en veulent encore plus

Très vite, les Tricolores redescendent. Il y a de la joie, mais pas une explosion aussi intense que face à l’Argentine. "On a fêté ça, crié, chanté mais on garde la tête froide car on ne veut pas s’arrêter-là", confie un joueur qui sourit encore après avoir vu Kimpembe porter une chapka tout au long des festivités dans le vestiaire.

L’objectif initial est atteint. Mais l’appétit vient en mangeant. Un appétit pas rassasié selon Pogba, très ferme en zone d’interview: "On n’a encore rien fait. Il y a des marches encore à gravir." Les Bleus oublient vite ce match malgré tout maîtrisé, comme le confie un joueur: "On a fait preuve de caractère. De maîtrise. On continue."

Cavani: "Vous devez aller au bout maintenant"

Les Bleus sont conscients de la réalité de leur tableau, qui est assurément le plus difficile. Sans s’enflammer, certains estiment que l’étape la plus difficile sera sans doute la demi-finale. "Mais attention, on disait pareil lors de l'Euro avant le Portugal", rappelle un joueur présent aussi lors de la compétition en France.

Plusieurs Bleus vont voir leur capitaine Hugo Lloris pour le féliciter de sa parade magnifique. Edinson Cavani entre dans le vestiaire de l’équipe de France. Il est réconforté par plusieurs joueurs dont Presnel Kimpembe, Blaise Matuidi, Alphonse Areola ou encore Kylian Mbappe. El Matador glisse à l’oreille de Matuidi: "Vous devez aller au bout maintenant."

Le plus dur est à venir

Dans le car des Français les ramenant à l’aéroport, ce n’est plus un car mais une discothèque. Presnel Kimpembe se prend pour Dj Snake et enchaîne les morceaux. Tous les joueurs multiplient les pas de danses, Pogba est en folie, Varane devient un autre homme en fredonnant et dansant sur le succès de la chanteuse Fanny, "Ancrée à ton port".

Jusqu’à l’avion, les Bleus dansent. A l’arrivée à Istra, ils sont accueillis comme d’habitude par tout le personnel de l’hôtel. Certains joueurs prennent des photos avec les salariés. L’aventure continue et Kylian Mbappé a la phrase parfaite pour résumer le futur: "On a fait le plus long, il nous reste le plus dur."

Mohamed Bouhafsi et Saber Desfarges