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Varane : « Les Espagnols ont toujours faim »

Raphaël Varane

Raphaël Varane - -

Très attendu pour ses grands débuts internationaux, Raphaël Varane (19 ans) n’a pas déçu face à la Géorgie (3-1). Avant de retrouver l’Espagne mardi, le défenseur du Real Madrid sait que ses futurs adversaires ne sont pas rassasiés.

Raphaël, quel sentiment vous habite au sujet de vos débuts internationaux vendredi face à la Géorgie ?

Avec un peu de recul, toujours une satisfaction et une grande fierté. C’était une soirée pleine d’émotions, pendant l’hymne, où j’ai eu des frissons, comme sur la pelouse. J’ai joué des matches à haute pression avec Madrid mais là, c’est différent. Porter le maillot des Bleus est quelque chose de particulier. Ce n’est pas de la pression, ce sont des émotions différentes.

Tout le monde s’étonne de votre maturité. Vous étonnez-vous ?

Non. (Sourire) J’essaie de ne pas me prendre la tête et d’exprimer au mieux mes qualités sur le terrain. Si je dégage de la maturité, tant mieux. J’ai un poste à responsabilités où j’ai besoin de rassurer pour pouvoir m’affirmer.

Vous avez signé votre premier contrat pro à Lens il y a moins de trois ans. Avez-vous conscience de la fulgurance de votre ascension ?

Oui. C’est aussi pour ça que j’essaie de me protéger un peu médiatiquement pour garder les pieds sur terre et ne pas déraper. Cela est allé très vite et j’essaie de prendre du recul par rapport à tout ça.

Quel rôle joue José Mourinho dans votre progression ?

Il m’apporte sa confiance et c’est important pour un jeune joueur. Il m’apporte aussi l’exigence du très haut niveau et ça n’a pas de prix. A cet âge, c’est exceptionnel de pouvoir progresser sur ce plan.

Comment jugez-vous votre performance contre la Géorgie ?

Il y a eu des bonnes choses et des moins bonnes. A mon poste, on a besoin de temps, on ne peut pas créer des automatismes en un match. Il y a une marge de progression. Sur le but, on est tous les deux impliqués avec Mamadou (Sakho, ndlr). C’est une question de réglages à trouver avec le temps.

L’Espagne sort d’un match nul à domicile contre la Finlande (1-1). Est-elle sur le déclin ?

Je ne pense pas. Quand on est doubles champions d'Europe et champions du monde, je n'appelle pas ça être sur le déclin. Cette équipe a toujours envie. Je connais certains des joueurs et ils ont toujours faim. Ils ne sont pas prêts à perdre des matches. Ils vont venir chez nous pour gagner le match et leur résultat contre la Finlande ne change rien à cela.

Face à l’Espagne, vous allez croiser Sergio Ramos, votre coéquipier en défense au Real, qui vient de fêter sa 100e sélection. Que pouvez-vous nous dire de ce joueur ?

Sergio est un défenseur qui ne lâche rien. En match comme à l’entraînement, il est toujours à 200%. Il a de grosses qualités techniques et athlétiques, c’est vraiment un excellent joueur.