RMC Sport

Angleterre: Johnson veut interdire de stade les auteurs d'insultes racistes en ligne

Alors que les nombreuses insultes racistes visant sur les réseaux sociaux les internationaux anglais Marcus Rashford, Jadon Sanchon et Bukayo Saka ont secoué le pays, le Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué ce mercredi vouloir bannir des stades de foot les auteurs des messages.

L'affaire s'est invitée ce mercredi à la Chambre des communes du Royaume-Uni. Alors que les internationaux anglais Marcus Rashford, Jadon Sancho et Bukayo Saka ont été visés par de nombreux messages racistes sur les réseaux sociaux pour avoir manqué dimanche soir leur tir au but en finale de l'Euro 2021, le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis devant la chambre basse du Parlement des sanctions. Pénales, mais pas seulement.

Le chef du gouvernement a ainsi dit vouloir interdire de stade les coupables. "Si vous êtes coupable d'abus racistes en ligne contre des footballeurs, vous n'irez plus aux matchs, a-t-il lancé. Il n'y a pas de si, pas de mais. Pas d'exemptions et pas d'excuses."

L'opposition l'accuse d'avoir soufflé sur les braises

En début de semaine, Johnson avait condamné les insultes racistes ("Les responsables de ces abus épouvantables devraient avoir honte"), et il a rencontré mardi des représentants de Facebook, Twitter, TikTok, Snapchat et Instagram, les menaçant de sanctions économiques s'ils ne durcissent pas leur politique.

Cela n'a pas empêché le Premier ministre d'être attaqué par l'ancien défenseur Gary Neville, qui lui a reproché de faire la "promotion" du racisme, et encore ce mercredi par l'opposition à la Chambre des communes.

"Nous pouvons tous voir ce qu'il s'est passé: le gouvernement a essayé d'attiser une guerre des cultures et maintenant ils (les dirigeants) ont réalisé qu'ils étaient du mauvais côté et ils espèrent que personne ne l'a remarqué, a lancé Keir Starmer, chef du Parti travailliste, en évoquant notamment le tweet d'une députée conservatrice contre Rashford. (...) Loin de donner un carton rouge au racisme, le Premier ministre lui a juste donné le feu vert."

C.C.