RMC Sport

Euro 2016 : Hongrie, retour vers le passé

Les Hongrois fêtent leur qualification à l'Euro

Les Hongrois fêtent leur qualification à l'Euro - AFP

Grande nation du milieu du siècle dernier, la Hongrie n’a plus disputé de grande compétition internationale depuis 1986. Et aucun Euro depuis 1972. La sélection aux trois titres olympiques dans son histoire sera en France pour renouer (un peu) avec sa glorieuse histoire.

La dernière grande compétition, c’était en 1986, une élimination au premier tour du Mondial mexicain. Le dernier Euro, c’est encore plus loin, en 1972, pour une demi-finale comme résultat. Grande nation du football des années 50-60-70, avec une finale (1954, la deuxième après celle de 1936) et deux quarts en Coupe du monde, trois titres et une finale aux Jeux Olympiques et donc une demie à l’Euro, la Hongrie avait totalement disparu des radars internationaux depuis 30 ans. Le néant absolu.

Un drame dans un pays qui a enfanté l’une des plus belles équipes de l’histoire du jeu – celle de 1954 – et un de ses plus géniaux rejetons, Ferenc Puskas, l’un des quatre grands noms du mythique Real Madrid du tournant des années 60 avec Alfredo Di Stefano, Raymond Kopa et Francisco Gento. L’attente est désormais terminée.

Du mal à faire trembler les filets adverses

Troisième de son groupe de qualifications (4 victoires, 4 nuls, 2 défaites) derrière l’Irlande du Nord et la Roumanie, puis parfaite de gestion lors de son barrage face à la Norvège, avec une victoire 1-0 en déplacement à l’aller et un succès 2-1 au retour, la sélection hongroise retrouve enfin une grande compétition. Mais si elle veut y passer le premier tour, ce qui semble difficile avec un groupe qui possède peu d’individualités capables de faire de grosses différences, elle devra se révéler moins perméable (9 buts encaissés en éliminatoires hors barrage) et surtout plus efficace.

Avec seulement 11 buts dans ses 10 matches de qualifications, deuxième plus faible total des nations qualifiées derrière l’Albanie (10, dont 3 grâce à un match gagné sur tapis vert, mais en seulement 8 rencontres) et à égalité avec la Roumanie et le pays de Galles, et aucun joueur qui a signé plus de deux réalisations sur cette période, la sélection de Bernd Storck et du vieux (40 ans à l’Euro) gardien Gabor Kiraly a parfois du mal à faire trembler les filets adverses. A ses quelques joueurs de talent supérieur – Adam Szalai ou Balazs Dzsudzsak – de faire parler la foudre. Histoire d’enjoliver ce joli retour vers le passé.

>> Barrages Euro 2016 : La Hongrie 30 ans après

>> Euro 2016 : huis-clos partiel pour la Roumanie et la Hongrie

>> Les fiches des 24 équipes de l'EURO 2016