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Euro 2016 : l’entrée d’Eder, le poteau de Gignac, la blessure de Ronaldo... les tops et flops de la finale Portugal-France

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Longtemps dominatrice, l’équipe de France a fini par s’incliner face au Portugal, en prolongation de la finale de l’Euro 2016 (1-0). Les Bleus ont manqué de réussite et n’ont pas pu concrétiser leur emprise sur le match, surpris par l’entrée décisive d’Eder, héros providentiel d’une Selecçao rapidement privée de son capitaine et star Cristiano Ronaldo.

Le top : Eder

On ne l’avait vraiment pas vu venir. D’ailleurs, Hugo Lloris non plus, car masqué sur sa frappe à ras de terre. Entré en jeu à la 79e, à la place de Renato Sanches, Eder a bel et bien été le grand bonhomme de ce match. Le joueur de Lille avait déjà fait étalage de son mètre 88 et de son excellent jeu de corps en Ligue 1. Il a remis ça en finale de l’Euro 2016, provoquant les deux cartons jaunes de la charnière centrale tricolore, profitant même d’une erreur de jugement (c’est lui qui fait main) sur la biscotte reçue par Koscielny. Dans la foulée, il a offert aux siens une formidable opportunité aux siens de surprendre les Bleus… mais la barre d’Hugo Lloris renvoyait le coup franc de Guerreiro (108e). Ce n’était que partie remise : c’est lui, tout seul, qui se chargera de réaliser le hold-up et de gâcher la fête du peuple français (109e, 1-0). La meilleure décision de Fernando Santos.

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Le flop : l’attaque des Bleus a calé au mauvais moment

La meilleure attaque de l’Euro a fait pschiitt dimanche soir et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet enrayement de la machine n’est pas survenue au meilleur des moments. Les Bleus n’ont pas eu le sens du timing sur ce coup-là, eux qui nous avaient habitué soit à conclure en fin de match, soit à plier l’affaire beaucoup plus tôt. Les joueurs de Didier Deschamps ont eu les occasions pour remporter ce match et soulever la coupe Henri Delaunay. Mais ils ont globalement manqué de lucidité et de fraîcheur aussi, n’allant que très rarement provoqué une défense pourtant aux abois. Une preuve que ce groupe, qui a énormément grandi en un mois, va devoir s’étoffer encore un peu.

La blessure : le genou de Ronaldo

Impossible de dissocier la conclusion de cet Euro 2016 de la sortie sur blessure de Cristiano Ronaldo après vingt minutes de jeu (24e) et les larmes du capitaine portugais, inconsolable. Sur un ballon qu’il tentait de protéger des pieds voraces de Dimitri Payet, CR7 s’effondre, suite à une grosse béquille au genou du joueur de West Ham. On joue depuis seulement 7 minutes et plus rien ne sera pareil pour le Portugais, contraint, après un premier passage en bord de pelouse (17e), à la sortie sur civière (24e). Sans lui, cette finale a un peu trop souvent tourné à sens unique pour les Bleus.

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Le tournant du match : le poteau de Gignac

Les Bleus ont eu une petite valise d’occasions, dimanche soir, pour remporter l’Euro. On pense à la tête de Griezmann (9e) en première période, magnifiquement sortie par Rui Patricio. A sa deuxième tentative, vendangée de très près (66e). Aux deux frappes de Sissoko (34e et 84e). Mais c’est surtout la frappe de Gignac dans les ultimes instants de la seconde période qui aura marqué les esprits. Entré en jeu à la place d’Olivier Giroud (78e), le buteur des Tigres de Monterrey, bien servi par Evra, élimine sur son contrôle Pepe, avant de frapper rapidement au but. L’enchainement, soudain, fonctionne à merveille : Rui Patricio est battu, le ballon semble filer vers le but mais heurte finalement le poteau et ressort ! Le 17e tir tricolore ne fait pas mouche. Et sa conséquence, plus tard dans la soirée, sera énorme.

L’ambiance : ce n’était pas le Vélodrome mais…

Elle a globalement épousé le fil du match. Bouillante au début. Molle voire éteinte au moment de la sortie sur blessure de Cristiano Ronaldo, même si on n’oubliera pas les applaudissements du public pour réconforter l’international portugais. De nouveau présente au gré des raids solitaires de Moussa Sissoko et des occasions vendangées par les hommes de Didier Deschamps, elle a longtemps tourné à sens unique, tant les supporters portugais se sont montrés plus discrets… Ils ont su attendre leur heure et faire trembler le stade sur le but triomphal d’Eder.

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L’info pour briller ce soir après le match

… et les jours suivants, lorsque vous souhaiterez démontrer à qui veut l’entendre que vous êtes bien incollable sur la finale de cet Euro 2016. Et sur l’Euro en général. En obligeant Hugo Lloris à une superbe claquette sous sa barre transversale, sur un centre fuyant qui prenait la direction du but bleu, Nani a été l’auteur du premier tir cadré des… Portugais. A la 80e… Le plus tardif dans un championnat d’Europe des nations depuis 1980. Ce qui ne les a pas du tout empêché, à l’arrivée, de soulever le titre.

Le tweet

Pendant longtemps, on était comme ça nous aussi, ébahi par le match époustouflant de Moussa Sissoko face au Portugal, bien parti pour être l’homme du match. Mais ça c’était avant le but d’Eder...

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