RMC Sport

Euro 2016 : sur un Eire de revanche

Robbie Keane (bras levés) reste une pièce essentielle de l'équipe d'Irlande

Robbie Keane (bras levés) reste une pièce essentielle de l'équipe d'Irlande - AFP

Laminée au premier tour en 2012, avec trois défaites en trois matches, l’Irlande va disputer le troisième Euro de son histoire avec une envie de rédemption. Pour tenter de briller dans le pays qui avait brisé son rêve de Mondial 2010, elle pourra compter sur sa solide défense et ses vieux briscards.

Le destin footballistique offre parfois de jolis clins d’œil. Prenez l’Irlande (Eire). En 2009, les Irlandais voyaient la France briser leur rêve de Mondial suite à la légendaire main de Thierry Henry lors des barrages. Sept ans plus tard, l’Eire va disputer sa sixième grande compétition sur le sol… hexagonal. Un deuxième Euro consécutif après celui de 2012, première dans l’histoire du pays, qui va dérouler le thème de la rédemption.

Il y a quatre ans, l’Irlande avait en effet affiché son plus mauvais visage à l’heure de la compétition continentale. Trois défaites en trois matches, un seul but marqué, neuf encaissés, et l’impression de n’avoir pas existé dans un groupe très relevé qui comprenait l’Espagne (futur champion), l’Italie (futur finaliste) et la Croatie.

Robbie Keane toujours vert

Quatre ans plus tard, les coéquipiers d’un Robbie Keane toujours fringant – meilleur buteur irlandais des qualifications à égalité avec Jon Walters avec 5 réalisations pour le joueur le plus capé et le meilleur buteur de l’histoire de sa sélection, dont le premier match en équipe nationale remonte à mars 1998 (!) – doivent une revanche à leurs fans. Ils auront pourtant bien du mal à l’obtenir. Troisième de son groupe derrière l’Allemagne et la Pologne, qu’elle a longtemps accrochées (elle a pris quatre points contre les champions du monde), l’Irlande a basé son parcours sur une solide défense (7 buts encaissés en éliminatoires) dans laquelle on retrouve l’expérimenté John O’Shea (Sunderland) et le vieux gardien Shay Given (39 ans, remplaçant à Stoke City).

Elle sait aussi marquer quand il le faut et ne s’en prive pas avec 17 réalisations lors des qualifications. Un semble compact et solide mais qui manque de génie pour viser haut. Ne pas finir le premier tour sur l’humiliation d’il y a quatre ans sera le premier objectif accessible. Pour le reste, l’espoir fait vivre. Et le destin footballistique s’amuserait bien de voir l’Irlande briller en France.

>> Euro 2016 : l'Irlande tient son billet

>> Le défi lancé par Robbie Keane à Steven Gerrard à l'entraînement

>> Les fiches des 24 équipes de l'EURO 2016