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Euro: comment le VAR a été renforcé pour la compétition

Au lendemain d’un match France-Allemagne (1-0) entaché de plusieurs décisions très litigieuses, RMC Sport détaille le fonctionnement du VAR pendant l’Euro.

Pendant France-Allemagne (1-0), la technologie vidéo a semblé étrangement absente sur certaines situations, et pourtant, le VAR n'a jamais été aussi présent que durant cet Euro. Il y a du monde derrière les écrans du VAR. Sur chaque match, l’arbitre VAR principal dispose de trois assistants.

Un AVAR 1 assistant général, un AVAR 2 qui s’occupe spécifiquement des hors-jeu et un AVAR 3 qui tient le rôle de superviseur. En tout, lors de cet Euro, en plus des 18 équipes arbitrales, 22 arbitres sont en charge de la VAR. L’ensemble du groupe des assistants-vidéos est basé à Nyon, en Suisse, au siège de l’UEFA.

Les moyens humains déployés sur l’outil vidéo ne sont toutefois pas synonyme de consigne nouvelle et particulière donnée par le patron des arbitres de l’UEFA, Roberto Rosetti, sur l’usage de l’outil vidéo.

Le VAR intervient toujours seulement sur les quatre fameuses situations inscrites dans les règles de l’IFAB, en cas d'erreur manifeste ou d'incident grave manqué : But marqué/non marqué, penalty/pas penalty, carton rouge direct et vérification de l’identité d’un joueur sanctionné.

La décision finale revient toujours à l'arbitre central

En revanche, les arbitres retenus pour l’Euro ont été sensibilisés aux mains dans la surface. La consigne qui leur a été transmise est la suivante: ne pas siffler lorsque la main est clairement involontaire et qu’elle n’agrandit pas la surface corporelle du joueur en question.

Exemple : Une frappe déviée par un défenseur avec la main collée à la poitrine ne doit pas être sifflée. Si les mains sont en revanche à hauteur d’épaule, un coup de sifflet s’impose.

Avant le début de la compétition, chaque sélection a reçu la visite d’un arbitre observateur de l’UEFA afin de briefer les joueurs sur ces considérations d’arbitrages. Pour les Bleus, c’est Pascal Garibian qui avait rendu visite aux hommes de Deschamps à Clairefontaine. Le visionnage des images peut être demandé par l'arbitre central ou, c'est le cas le plus fréquent, effectué à l'initiative des assistants vidéo.

La vérification peut concerner l'ensemble de la phase offensive ayant abouti à l’incident, ce qui signifie qu'un but peut par exemple être annulé pour une faute commise très en amont. Les assistants vidéo ne peuvent pas prendre de décision, celle-ci revenant toujours à l'arbitre central.

QM avec LB