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Euro : Une organisation originale, perturbée par le Covid

Initialement prévu l’an dernier, l’Euro 2020 aura finalement lieu… en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19. Pour le 60e anniversaire de la première édition du tournoi, la compétition est organisée aux quatre coins de l’Europe, dans 11 pays et 11 villes hôtes différentes. Retour sur les contours d’une organisation originale.

Vous vous demandez encore certainement comment l’appeler. Alors qu’il aura lieu cet été 2021, l’Euro 2020 a conservé son appellation originale. Une décision à l’origine de l’UEFA qui a voulu rester fidèle et "honorer" la vision originale du tournoi.

La seizième édition du tournoi ouvrira ses portes ce vendredi. Et pour la première fois de son histoire, l’Euro n’est pas organisé dans un ou deux pays mais aux quatre coins de l’Europe, dans 11 pays et 11 villes hôtes différentes.

En 2012, le comité exécutif de l’UEFA avait décidé de faire jouer cette compétition à travers le continent, suivant le souhait de son président à l’époque, Michel Platini. L’ancien dirigeant de l’instance européenne voulait marquer le coup à l’occasion de célébrer les 60 ans de la première édition de la compétition, appelée alors "Coupe d’Europe des nations".

Repoussé à cet été à la suite de l’apparition de la pandémie de Covid-19 l’an dernier, l'Euro se déroulera du 11 juin au 11 juillet dans onze villes à travers onze pays, après des années de négociations et de procédures pour que l'UEFA départage les candidatures, décidant d’évincer le 23 avril Dublin et Bilbao, remplacé par Séville.

Les onze villes hôtes : Amsterdam (Pays-Bas), Bakou (Azerbaïdjan), Bucarest (Roumanie), Budapest (Hongrie), Copenhague (Danemark), Glasgow (Ecosse), Londres (Angleterre), Munich (Allemagne), Rome (Italie), Saint-Pétersbourg (Russie), Séville (Espagne).

Le retour du public comme ligne directrice

Encore plongé dans le flou total en octobre dernier, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin avait pourtant été très clair : tous les scénarios sont envisagés pour accueillir des spectateurs pour investir les tribunes.

"Nous sommes bien préparés, nous sommes plus malins et plus forts que l'an dernier, parce que nous savons que tout peut arriver", avait indiqué le dirigeant de l'UEFA.

Depuis mi-mars, l’instance européenne a acté sa volonté de voir du public dans les gradins et a donc demandé aux différentes villes hôtes de soumettre leur plan à cet effet, exerçant pression en menaçant de retirer des matchs à certaines villes si elles ne pouvaient recevoir de spectateurs. Une manière de procéder qui avait été vivement critiquée.

Néanmoins, les différentes villes hôtes ont rapidement répondu à l’appel de l’UEFA, soumettant chacune des plans différents, qui varient en fonction de plusieurs paramètres sanitaires, notamment l’avancée locale de la campagne de vaccination.

Ainsi, Amsterdam, Bucarest, Séville, Copenhague et Glasgow ont fixé leur jauge entre 25% et 33% quand les stades de Saint-Pétersbourg et de Bakou seront eux remplis à 50% minimum. La capitale hongroise de Budapest est la plus ambitieuse et vise des tribunes pleines.

Londres accueillera notamment la finale de l'Euro à Wembley et a déjà confirmé une capacité minimale de 25% pour les matchs de groupes, tout en indiquant espérer pouvoir augmenter la jauge.

L’UEFA précise les modalités pour accéder aux stades

Avec comme objectif de réduire au maximum le risque de contamination au virus, l’UEFA a élaboré un protocole sanitaire fixe à respecter pour les spectateurs qui investiront les tribunes des différents stades des villes hôtes.

Ainsi sur son site, l’instance annonce que "chaque détentrice et détenteur de billet se verra attribuer un créneau horaire dédié de 30 minutes pour arriver au stade", le port du masque restant également obligatoire.

Les procédures devraient varier en fonction des stades et des directives gouvernementales de chaque pays. À titre d’exemple, la Hongrie, l'Azerbaïdjan et la Russie ont déjà mis en place des procédures spéciales. À Budapest, la quarantaine ne sera pas imposée même si d'autres conditions d'entrée, telles qu'un résultat négatif au test COVID-19, restent applicables.

L’UEFA propose à celles/ceux qui envisagent d’effectuer un déplacement pour assister à une rencontre de l’Euro de se renseigner au préalable sur les mesures qui seront pratiquées dans chaque enceinte des onze villes hôtes.

dossier :

Euro 2020

Luca Demange