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Malaise d'Eriksen: "Tout a été très bien fait" selon le directeur médical de la FFF

Emmanuel Orhant, directeur médical de la FFF, estime que la prise en charge de Christian Eriksen après son malaise sur le terrain lors du match de l’Euro Danemark-Finlande a été réussie et qu’elle lui a sauvé la vie. Le patron médical de la Fédération indique aussi que le joueur de l’Inter Milan (29 ans) n’aura pas de séquelle au cerveau.

"A partir du moment où il y a un arrêt du coeur, il y a très peu de chance qu'il reparte tout seul." Le drame a été évité de justesse ce samedi à Copenhague lors du match de l’Euro entre le Danemark et la Finlande. Peu avant la pause, Christian Eriksen a été victime d’un grave malaise. Son cœur s’est arrêté avant de battre à nouveau, grâce à l’intervention rapide des secours.

"La réactivité est essentielle, rappelle Emmanuel Orhant, directeur médical de la FFF, dans un entretien à l'AFP. Toute seconde perdue rapproche la personne de la mort. Les joueurs et l'arbitre ont tout de suite bien réagi (...), ils ont tout de suite alerté. C'est ce que dit le Samu: il faut alerter, masser, défibriller, les trois choses qu'on apprend aux gamins du football. (…) Il n'y a eu aucune perte de temps, tout le monde a fait le boulot, que ce soit l'arbitre, les joueurs, le service médical, le service de réanimation de terrain, tout a été très bien fait."

"Aucune séquelle"

Si le joueur de 29 ans est dans un état toujours stable ce dimanche matin, peut-il garder des séquelles toutes sa vie ? "Il n'y aura pas de séquelle car son cerveau a toujours été oxygéné, d'où l'intérêt d'avoir un massage cardiaque, répond Emmanuel Orhant. C'est le fait de l'avoir massé qui a remplacé les battements du coeur et qui a envoyé le sang dans tout le corps. Le fait de l'avoir défibrillé a fait un "reset" (un redémarrage, ndlr) au niveau du coeur et le coeur est reparti sur de bonnes bases. A partir du moment où il repart sur de bonnes bases, qu'à aucun moment le cerveau n'a manqué d'oxygène et qu'il a un coeur sain, il n'y a aucun problème et il n'y aura aucune séquelle."

"Ça peut arriver à n'importe qui"

Rassurant, même si cela démontre qu’en dépit des multiples contrôles passés par les joueurs durant leur carrière, un tel accident peut toujours arriver. "Ça peut arriver à n'importe qui, confirme Emmanuel Orhant. C'est pour ça qu'on est en train d'essayer de trouver des causes. L'équipe du Pr François Carré, de Rennes, a lancé une grande étude inter-fédérations au niveau français pour essayer d'avoir des réponses sur la mort subite du sportif amateur et professionnel. Ce sont des choses qu'on continue d'essayer d'améliorer. Les protocoles sur le foot professionnel sont bons, la surveillance est bonne, et au niveau européen c'est la même chose. Ce joueur-là n'aurait peut-être pas été sauvé si on (...) n'avait pas mis en place toutes les personnes au bord du terrain pour qu'il soit encore en vie."

ABr avec l'AFP