RMC Sport

Victimes d'insultes et de menaces, Morata promet de sortir du silence après l'Euro 2021

Durement critiqué depuis le début de l'Euro 2021 et même menacé sur les réseaux sociaux, l'attaquant espagnol Alvaro Morata entend s'exprimer à ce sujet à la fin du tournoi.

Il a été critiqué, hué, et même menacé. Alvaro Morata a vécu un début d’Euro 2021 extrêmement compliqué, en devenant le bouc émissaire de certains supporters espagnols agacés par ses prestations. Taillé pour son manque de réalisme, il a répondu aux critiques en marquant un but aussi beau qu’important lors de la victoire de la Roja en prolongation contre la Croatie, lundi, en huitièmes de finale (5-3). En plus d’être décisif, l’attaquant de la Juventus a brillé dans le jeu, avec une disponibilité de tous les instants et une justesse précieuses dans ses remises.

Mais Morata n’a pas oublié les critiques. Et lorsque les journalistes l’ont questionné ce mercredi sur les sifflets dont il a été victime, sa réponse a été quelque peu étonnante, et même mystérieuse.

"Je connais la raison et ce n'est pas très difficile à trouver. Quand l'Euro sera fini, je parlerai", a-t-il lancé, sans en dire beaucoup plus. "C’est le football. Vous devez être prêt. Les critiques contre ma femme et mes enfants ne sont pas agréables, ce sont eux qui souffrent vraiment. Le mieux, c’est de ne pas prêter attention aux réseaux sociaux, mais il y a une limite. Je ne sais pas si ceux qui ont insulté mes enfants ont des enfants… Les supporters doivent arrêter de chercher des choses pour nous critiquer. Ils doivent être fiers de l’équipe nationale", a-t-il ajouté.

Des menaces de mort visant ses enfants

Buteur à deux reprises dans cet Euro et indiscutable aux yeux de Luis Enrique, qui l’a toujours défendu, il sera une nouvelle fois très attendu vendredi contre la Suisse (18h), à Saint-Pétersbourg, en quarts de finale. Le vainqueur de ce duel affrontera la Belgique ou l’Italie pour une place en finale. Pour Morata, marquer serait une nouvelle revanche sur ceux qui voulaient le voir sortir du onze. "Après le match contre la Pologne (1-1), je suis resté neuf heures sans pouvoir dormir. J'ai reçu des menaces, des insultes envers ma famille, des messages qui souhaitaient la mort de mes enfants... Mais je vais bien, peut-être qu'il y a quelques années j'aurais été mal en point. Mais j'ai passé quelques jours isolé de tout", avait-il raconté jeudi dernier sur la Cadena Cope.

Son sélectionneur et ses coéquipiers avaient alors pris la parole pour le soutenir. "Nous les footballeurs sommes exposés à tous types de critiques, nous les acceptons, mais les menaces envers un joueur, un membre de sa famille ou un enfant, nous ne les acceptons pas, avait notamment dénoncé Koke. Chacun est responsable de ses actes et doit être conscient de ce qu'il fait. Je n'arrive pas à croire que des gens puissent faire de tels commentaires très blessants sur les réseaux sociaux."

RR