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OM-Salzbourg: le discours de Rami, la joie de McCourt… dans les coulisses de l’après-match

Vainqueur du RB Salzbourg (2-0) en demi-finale aller de Ligue Europa, l'Olympique de Marseille a pris une sérieuse option pour la finale. Malgré un Vélodrome en fusion, les Olympiens ont très vite chassé tout sentiment d'euphorie.

Dès la fin du match, dans un stade Vélodrome bouillant et alors qu’aucun supporter marseillais ne voulait quitter son siège pour profiter à fond de cette dernière soirée européenne à Marseille, Adil Rami a eu le réflexe de réunir tous les joueurs près du rond central. Le message de l’ancien Sévillan, qui a gagné la Ligue Europa avec le club andalou en 2016, était clair et ferme, celui d’un taulier expérimenté, qui a voulu calmer tout risque d’enflammade : "Rien n’est fait, on n’a pas le droit de se croire en finale, on reste humble et concentré, on n’y est pas encore", a prévenu le défenseur de l’OM. Un discours mobilisateur effectué juste après un petit clin d'oeil de Rudi Garcia.

Rami est l’un des relais du coach marseillais et un joueur très écouté. Rudi Garcia sait pouvoir compter sur lui pour faire passer quelques messages, un rôle que Rami prend d’ailleurs encore plus à cœur depuis le départ de Patrice Evra.

Certains joueurs se sont interdits de prononcer le mot "finale"

Dans le vestiaire marseillais, Garcia n’a donc pas eu à insister ni à calmer les ardeurs. Les scènes de joie qui s’étaient emparées du vestiaire après le quart de finale retour contre Leipzig sont réservées à des soirs de qualification. A l’OM, tout le monde est conscient que le club olympien n’est qu’à la moitié du chemin qui mène vers la finale. Pas d’excitation, mais le sentiment du travail bien fait, avec un peu de réussite, tout le monde était d’accord pour l’avouer.

"Salzbourg nous a fait souffrir. Aucun joueur ne se voit en finale. Rien n’est joué. Ce n’est pas une prudence de façade, tout le monde le pense vraiment», affirme un intime du groupe. Les réactions d’après-match sont d’ailleurs restées très mesurées. Certains joueurs se sont même interdits de prononcer le mot "finale", par superstition. Aucune véritable euphorie ne régnait donc après le match, en coulisses.

"Mc Court a passé une grande soirée"

Dans le vestiaire, N’Jie s’est fait chambrer par ses coéquipiers pour son entrée fracassante et sa célébration tout en self-control, Yohann Pelé a été chaleureusement félicité par Rudi Garcia, qui a été rassuré par la deuxième période de son gardien.

Mais le plus ravi, à l’OM, était le propriétaire Frank McCourt. Le boss américain de l’OM, qui a explosé de joie sur le but du Camerounais et tapé dans la main de Zubizarreta, a peut-être vécu l’une de ses plus belles soirées depuis qu’il a racheté l’OM. Grand absent du match de folie OM-Leipzig, "McCourt a passé une grande soirée", raconte un proche. "Il était joyeux, ravi, et séduit par l’ambiance. Il a retrouvé les émotions du France-Allemagne en demi-finale de l’Euro, qui lui avait fait comprendre que Marseille était une grande ville de football. Il était en admiration devant ces tribunes festives et colorées." McCourt, qui a eu un échange courtois avec Margarita Louis-Dreyfus avant la rencontre, a par exemple adoré les tifos du Vélodrome. Le propriétaire de l’OM est descendu dans le vestiaire pour saluer et remercier un par un les joueurs et membres du staff. McCourt veut que l’aventure européenne se poursuive jusqu’à la finale et rêve déjà d’un titre pour sa première saison pleine à la tête du club. "The Show Must Go On".

Florent Germain à Marseille