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Tottenham: "Ce que je ressens va au-delà de la tristesse", la colère froide de Mourinho

Malgré sa victoire aller (2-0), Tottenham s'est fait sortir de la Ligue Europa ce jeudi soir par le Dinamo Zagreb en s'écroulant lors du huitième de finale retour (3-0). Evidemment, José Mourinho n'a pas apprécié.

Doucement mais sûrement, Tottenham s'enfonce dans la crise. Huitième de Premier League, et distancé dans la course au Top 4, le club londonien a écrit un sombre chapitre de son histoire européenne ce jeudi soir, en se faisant sortir par le Dinamo Zagreb en huitième de finale retour de Ligue Europa (3-0), malgré sa victoire lors de la première manche la semaine dernière (2-0).

De quoi plonger José Mourinho dans un drôle d'état. Dans une position de plus en plus inconfortable, le technicien portugais s'est arrêté pendant près de 10 minutes au micro de BT Sport, après l'élimination, pour vider son sac.

"Comment cela a pu se produire? Bonne question. Si je mets de côté les dix dernières minutes de la prolongation où l’on a fait quelque chose pour obtenir un résultat différent, durant les 90 premières minutes et la première mi-temps de la prolongation je n’ai vu qu’une équipe qui voulait tout donner sur le terrain, a-t-il déploré en parlant du Dinamo. Ils y ont laissé leur énergie, leur sueur, leur sang, et à la fin ils y ont même lâché des larmes de joie. C’est une équipe humble, déterminée, et je dois les féliciter."

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"Il faut une autre attitude"

Des félicitations auxquelles n'ont pas eu droit Hugo Lloris et ses camarades. "A l’inverse, mon équipe, je dis 'mon' parce que je m’inclus dedans, ne s’est pas comportée comme si elle jouait un match important, regrette le Special One. Peut-être que pour un ou plusieurs joueurs ce n’était pas un match important, mais ça l’était pour moi. Je respecte mon travail, et je considère que chaque match est important. Et je crois aussi que pour tous les supporters de Tottenham, coincés à la maison, tous les matchs comptent. Il faut une autre attitude."

Et d'exprimer son ressenti: "Dire que je suis triste n’est pas suffisant, ce que je ressens va au-delà de la tristesse. Je sors juste du vestiaire du Dinamo où j’ai félicité les joueurs… Je suis désolé qu’une équipe, qui n’est pas la mienne, ait gagné ce match grâce à son attitude. Je suis plus que triste, encore une fois. Le football, ce n’est pas des joueurs qui pensent avoir plus de qualités que d’autres. Les bases du football vont au-delà de ça, c’est dans l’attitude. (...) Avant le match j’ai prévenu mes joueurs des risques d’avoir une mauvaise attitude, à la mi-temps (0-0) j’ai encore prévenu mes joueurs des risques de jouer de la manière dont nous jouions, et pourtant c’est arrivé… Les joueurs n’ont réalisé ce qu’il se passait qu’à 2-0, quand nous sommes allés en prolongation." Et il était trop tard.

Avant de se faire probablement détruire dans les journaux anglais vendredi, Mourinho a vu Glenn Hoddle, grand nom des Spurs, parler de "désastre" à la télévision britannique. "Mister Hoddle est une légende du club et tout ce qu’il dit doit être respecté, que ce soit positif ou négatif, souffle le Portugais. Mais je n’ai pas besoin des mots de Mister Hoddle pour me sentir blessé, pour me sentir plus que triste. Je respecte totalement ce que les gens disent ce soir. Nous devons l’accepter. (...) J’espère que les joueurs se sentent comme moi je me sens maintenant."

C.C.