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Verrou grec, faux-rythme, manque de réalisme... ce qu'il faut retenir de Saint-Etienne - AEK Athènes

Malgré une domination globale, Saint-Etienne a concédé le nul (0-0) face à l’AEK Athènes à Geoffroy-Guichard ce jeudi en troisième préliminaire aller de Ligue Europa. Tout reste à faire pour les Stéphanois.

Le verrou grec a tenu bon

On aura donc vécu un (nouveau) milieu de semaine européen à vite oublier pour les clubs tricolores. Bien sûr, Monaco, battu à Fenerbahçe (2-1), Lille, tenu en échec par Qabala (1-1), et désormais Saint-Etienne, qui n’a pas su battre l’AEK Athènes (0-0) ce jeudi soir à Geoffroy-Guichard, peuvent encore croire en leurs chances. Mais ces trois prestations n’auront rien fait pour clore le débat du niveau réel du football français. Saint-Etienne, par séquence, aura peut-être été celle qui nous donne le plus de raison d’y croire. Encore faudra-t-il percer la défense grecque, si hermétique ce soir malgré les efforts de Romain Hamouma, Nolan Roux, ou encore Oussama Tannane.

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Faux rythme

Jamais les Verts n’auront réussi à impulser un rythme européen à cette rencontre. Lors de la première demi-heure, ils ont carrément été dominés. Puis Tannane et Hamouma ont enfin su créer des espaces en jouant court, entre les lignes. Roux (39e), puis Hamouma (42e) sont tombés dans la surface, sans convaincre l’arbitre de désigner le point de penalty. Au retour des vestiaires, le rythme est retombé. Saint-Etienne a contrôlé, à peine gêné par les inspirations du bien nommé Mentalos et de son acolyte Vargas. En fin de match, alors que l’AEK semblait baisser physiquement, Sainté, malgré l’entrée en jeu de Robert Béric, n’a pas su réellement accélerer. On pourra invoquer la forme de juillet. Il y avait la place pour faire plus.

Inefficaces

Quelles occasions retenir ? Cette frappe des 25 mètres d’Hamouma (44e), détournée par Anestis ? Ce beau mouvement initié par Tannane, mais conclu d’un trop long contrôle de Roux dans la surface (39e) ? Les opportunités stéphanoises tiendraient presque en un tweet. Même l’entrée en jeu de Robert Béric n’y a rien fait. Est-ce un problème de réalisme ? D’intentions ? Notamment lorsqu’en fin de match, l’AEK a clairement reculé ? Christophe Galtier avait annoncé nourrir de plus grandes ambitions offensives à l’orée de la saison. Le chemin est encore long.

la rédaction