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Coupe du monde 2019: les femmes moins payées que les hommes, l'Australie proteste

Dans le débat sur l’égalité des primes entre les hommes et les femmes, toutes les joueuses de football n’ont pas la même vision des choses. Les Australiennes, comme la sélection des Etats-Unis, ont choisi de réclamer une stricte égalité avant le début de la Coupe du monde 2019 en France (7 juin-7 juillet).

C’est un combat qu’elles sont bien décidées à mener jusqu’au bout. Et elles ne seront pas seules. Les joueuses australiennes, appuyées dans leur démarche par le syndicat qui représente les équipes nationales australiennes féminine et masculine, le Professional Footballers Australia (PFA), ont envoyé une lettre à la FIFA pour protester contre le différentiel qui existe avec les hommes dans l’attribution des dotations pour la Coupe du monde, dont le coup d’envoi sera donné vendredi en France avec l'entrée en lice des Bleues face à la Corée du Sud (21h, au Parc des Princes)..

Thiney "pas du tout sensible" à ce débat

"Nous pensons que la FIFA a, en vertu de ses statuts, une obligation de médiation et d’arbitrage dans cette affaire", a déclaré Julius Rosse, porte-parole du syndicat à Sports Illustrated. Dans ce débat sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, toutes n’ont pas épousé la même tendance, entre celles qui prônent l’égalitarisme et les autres qui ont fait le choix de raisonner de manière plus pragmatique en opposant à cela une stricte logique de marché.

C’est, par exemple, le cas de Gaëtane Thiney, "pas du tout sensible" à l’égalité des primes entre les hommes et les femmes. "Si on rapporte autant que les hommes, je n'ai aucun souci pour qu'on gagne autant. Mais mathématiquement, si on fait les comptes, je ne suis pas sûre qu'on rapporte autant que les hommes", a rappelé l'internationale tricolore.

Aux Etats-Unis, procédure en justice contre la Fédération

Aux Etats-Unis, les vingt-huit joueuses de l'équipe nationale, championne du monde et numéro une mondiale ont, cette année, à l’instar des Australiennes, lancé une procédure en justice pour discrimination sexiste, contre la Fédération américaine cette fois-ci, afin d'obtenir l’égalité des salaires.

Dans leur plainte, les joueuses avaient expliqué que l'institution avait octroyé en 2014, 5,3 millions de dollars (4,7 millions d'euros) de primes à la sélection masculine pour avoir atteint les huitièmes de finale du Mondial au Brésil. L'année suivante, l'équipe féminine n'avait reçu "que" 1,7 million de dollars (1,5 million d'euros) de prime, après avoir remporté son troisième titre mondial au Canada. 

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