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Mondial U20 féminin: "Aller chercher le titre", la sélectionneure des Bleues Sonia Haziraj ambitieuse avant le tournoi

L'équipe de France féminine U20

L'équipe de France féminine U20 - FFF

L’équipe de France féminine U20 s’est envolée pour le Costa Rica le 3 août dernier afin de disputer la Coupe du monde de la catégorie. Les Bleuettes de Sonia Haziraj sont placées dans le groupe C avec le Nigeria, le Canada et la Corée du Sud. Elles entameront leur compétition ce jeudi 11 août face au Nigeria avec des sérieuses ambitions. Avant le premier match, la sélectionneure tricolore s'est confiée à RMC Sport.

Vous êtes arrivés au Costa Rica le 3 août dernier. Comment va le groupe?

SONIA HAZIRAJ: Cela commence à aller mieux avec les 8 heures de décalage horaire. C’est un peu compliqué sur le terrain avec la chaleur, l’humidité, et le décalage horaire qui fatigue les organismes. Les filles sont mieux depuis aujourd’hui, c’était logique d’avoir cette adaptation. Elles répondent toujours bien aux exigences, et sont très sérieuses. On s’entraîne le matin, et à l’horaire de nos futurs matchs on essaie d’être en activité.

Quelles sont les ambitions de l’équipe de France dans cette Coupe du monde?

L’ambition est très haute mais c’est normal par rapport à la qualité des joueuses que l’on a. L’objectif fixé par la Fédération c’est la demi-finale. Pour ma part, j’estime que j’ai un effectif assez fort pour aller chercher le titre. Mais cela ne sera pas facile. Jouer le Nigeria en premier match ce n’est pas facile. C’est une équipe avec un gros niveau athlétique, qui a fait des bons résultats dans la catégorie par le passé. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a joué le Ghana pendant la préparation (victoire 4-0, ndlr). Le Canada, c’est aussi très athlétique, et la Corée est une nation très organisée qui court beaucoup. Il fallait répondre à ça, et la qualité technique on l’a.

Comment vous jugez cette génération?

C’est une belle génération sur les trois années d’âge, un groupe homogène. Je recherchais de la polyvalence chez les joueuses, il y a la Coupe du monde U20 mais c’est aussi leur donner de l’expérience pour plus tard. Si on gagne là, c’est une expérience positive qui peut aider notre équipe de France A plus tard. On veut les aider à être polyvalente, savoir s’adapter à un changement de système tactique en cours de match pour nous rendre imprévisibles pour l’adversaire.

Sur cette compétition vous avez nommé Laurina Fazer comme capitaine. C’est une joueuse avec un gros potentiel?

Je ne suis pas surprise de son évolution. Je la suis depuis de longues années, pas surprise qu’elle ait du temps du jeu avec son club. Elle comprend le jeu, elle est très intelligente, en mouvement, et elle arrive à avoir un temps d’avance sur son adversaire. Il faut qu’elle prenne encore plus d’initiatives sur le plan offensif pour faire partie des meilleures. En dehors du terrain, elle est très respectée par ses coéquipières.

Quand on regarde le groupe, les joueuses du Paris FC, du Paris Saint-Germain, et l’OL dominent la liste. Les efforts des clubs pour la formation de leurs jeunes éléments portent leurs fruits?

L’OL fait aussi un bon travail de qualité. Les jeunes lyonnaises sont championnes d’Europe, c’est un plus énorme pour le groupe, cela donne de l’expérience pour la gestion des émotions qui pourrait être un frein au cours d’une compétition. Le PFC qui met beaucoup de moyens aussi avec un gros vivier, le PSG aussi. En même temps, ce sont des joueuses qui se connaissent depuis longtemps. Les centres de formation n’existent toujours pas officiellement, mais ce parcours existe de plus en plus dans les clubs effectivement. A Clairefontaine, il va y avoir un circuit de pré-formation qui va être mis en place. Tous ces processus permettent aux jeunes joueuses de progresser plus vite. Il y a aussi plus de la moitié des joueuses de ce groupe issues des pôles espoirs fédéraux. Un résultat de cette catégorie cela récompense quelque part l’effort fédéral.

Dans votre groupe, voyez-vous des joueuses frapper à la porte des A rapidement?

Il y en a quelques-unes oui. Je pense à Laurina qui a une carte à jouer. On a aussi de bonnes gardiennes entre Marie Petiteau (US Saint-Malo) et Marie-Morgane Sieber (Rodez AF), qui ont fait le choix de partir en D2 pour avoir du temps de jeu. Sur le plan offensif, il y a aussi Vicky Becho (Lyon) qui revient fort. Esther Mbakem Niaro (Montpellier) qui me fait penser à Kadidiatou Diani dans les catégories de jeunes. Au milieu de terrain, Mégane Hoeltzel (Strasbourg) qui a passé un cap cette saison. En défense Alice Sombath (Lyon) qui défend dur sur la joueuse, avec un potentiel athlétique. De toute façon, l’objectif pour elles c’est de jouer en club derrière cette compétition.

Propos recueillis par Anthony Rech