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Fifa: Blatter vers une large réélection

L’élection du président de la Fifa aura lieu ce vendredi à Zürich. En poste depuis 1988, Joseph Blatter devrait être reconduit pour un cinquième mandat consécutif et devancer largement son concurrent, le Prince Ali. Et ce malgré, le scandale de corruption qui a éclaté ces dernières heures.

Le mode d’emploi de l’élection

Le 65e congrès de la Fifa se tiendra ce vendredi à Zürich, en Suisse. L’élection du président de la Fifa aura lieu à cette occasion. Joseph Blatter, l’actuel président (le 8e de l’histoire), en poste depuis 1988, brigue un cinquième mandat consécutif face au prince jordanien Ali bin Hussein. Le nouveau président sera élu pour une durée de quatre ans (jusqu’en 2019), au terme d’une élection qui s’effectuera à bulletins secrets. Le corps électoral se compose de 209 membres, un par fédération. Pour être élu au premier tour, un candidat doit récolter les deux tiers des suffrages des membres présents. Pour le second tour, et les éventuels tours suivants, la majorité simple suffit, c’est-à-dire plus de 50% des suffrages. Le résultat de l’élection sera connu vers 16h.

Sepp Blatter dans un fauteuil

Malgré le « Fifagate », Sepp Blatter devrait être réélu président de la Fifa pour la cinquième fois consécutive. Et assez largement. En place depuis 17 ans, le dirigeant suisse connait du monde sur la planète football et sait faire jouer ses relations. Ses émissaires ont fait le tour des hôtels ces dernières heures pour rassurer les sympathisants et verrouiller leurs votes. Conscient de son avance importante sur le Prince Ali, Blatter a tout fait pour ne pas reporter l’élection et risquer de laisser son rival revenir dans la course. Au sein de la Fifa, tout le monde est persuadé qu’il sera réélu ce vendredi. Peut-être même dès le premier tour.

La défaite annoncée du Prince Ali

Certains ont cru qu’il profiterait du « Fifagate » pour griller la politesse à Sepp Blatter. Mais ça ne devrait pas être le cas. A moins d’un retournement de situation de dernière minute, le Prince Ali devrait s’incliner assez lourdement face au Suisse de 79 ans. Celui qui a 40 ans de moins que son rival a pourtant reçu un soutien appuyé de Michel Platini depuis la révélation du scandale de corruption. Les émissaires du président de l’UEFA ont tenté de faire du lobbying auprès des votants ces derniers jours, notamment les Africains, en essayant de les détourner de Blatter. Sans succès. Ali bin Hussein avait l’intention d’honorer un mandat à la tête de la Fifa, avant de prendre des responsabilités importantes en Jordanie et de passer le relais à Platini. Il se contentera vraisemblablement d’assister à l’énième sacre de Blatter.

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot, à Zürich