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Fifa: qui soutient qui?

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En plein scandale de corruption, Sepp Blatter brigue un cinquième mandat à la tête de la Fifa ce vendredi à Zurich, face au Prince Ali. Malgré l’appui d’une partie des fédérations européennes, le poids des nations africaines et asiatiques devrait bien faire pencher la balance une nouvelle fois en faveur du Suisse.

« Avant les événements de cette semaine, peut-être pas, mais maintenant avec ce qui s'est passé, je pense que Blatter peut être battu ». Michel Platini, président de l’UEFA, y croit, le Prince Ali peut faire vaciller Blatter. Pour y parvenir la recette est simple, obtenir dès le premier tour deux-tiers des votes des 209 fédérations regroupant six confédérations, ou bien la majorité simple au second tour. Une tâche en réalité impossible au regard du travail effectué par Blatter depuis sa première élection en 1998. Aussi petit soient-ils, de nombreux pays aidés par le Suisse, ne le lâcheront pas dans sa quête d’un cinquième mandat.

Les pro-Ali

Au soutien du Prince Ali et surtout face à Sepp Blatter, une grande majorité des fédérations européennes. Fatiguée par les scandales et motivée par Michel Platini, qui a demandé à Blatter de démissionner, une grande partie des 53 fédérations du Vieux-Continent est censée mener la fronde face au Suisse de 79 ans. Reste à connaitre le réel verdict de l'urne. Noël Le Graët se dit encore « indécis » quant à son vote final. Sensible aux arguments de son ami Michel Platini, le président de la FFF conserve quand même une préférence pour Sepp Blatter, qui a désigné en mars dernier la France comme pays organisateur de la Coupe du monde féminine 2019. 

Derrière, quelques appuis épars. Les Etats-Unis, qui n’ont pas digéré le choix du Qatar pour la Coupe du monde 2022. Et tout comme les USA, l’Australie et le Canada, qui réclament changement et transparence.

Les pro-Blatter

La tourmente dans laquelle est plongée la Fifa n’a que très peu décimé les défenseurs de "Tonton Blatter". Le soutien des fédérations africaines, au nombre de 54, est indéfectible. Son appui pour l’attribution du Mondial 2010 à l’Afrique du Sud reste également dans toutes les mémoires.

Le Jordanien Ali ne compte pas même le soutien de la Confédération asiatique, qui regroupe 46 fédérations. L’AFC n’a pas renouvelé son mandat de vice-président asiatique de la Fifa et se tournera, dans sa majorité, vers Blatter.

L’union des nations européennes connait elle-même quelques brèches. Le président russe, Vladimir Poutine, estime ainsi que Washington, via le scandale de corruption, cherche à empêcher la réélection de Blatter. Les Russes qui imaginent ainsi une stratégie des Etats-Unis pour leur retirer leur Mondial 2018, voteront pour Blatter.

Difficile d’évaluer les intentions de vote des 35 fédérations de la Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), des 35 de l’OFC (Océanie) et des 10 de la CONMEBOL (Amérique du Sud) mais les répercussions sur le résultat finale seront vraisemblablement nulles.

la rédaction