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Barcelone: l'ex-président Sandro Rosell accusé de fraude fiscale

Sandro Rosell

Sandro Rosell - AFP

Président du Barça de 2010 à 2014, l'ancien dirigeant est soupçonné d'avoir omis de déclarer de l'argent au fisc espagnol. Montant de l'oubli présumé: 229.569 euros. Sandro Rosell doit déjà être bientôt jugé pour une affaire de blanchiment d'argent.

De nouveaux ennuis pour l'ancien président du FC Barcelone, Sandro Rosell, qui devrait prochainement être jugé pour une affaire de blanchiment d'argent. L'ancien dirigeant, âgé de 54 ans, est également accusé de fraude fiscale présumée, a annoncé lundi la justice espagnole.

Face à un juge le 18 septembre

Sandro Rosell est soupçonné d'avoir délibérément omis de déclarer 229 569 euros au fisc espagnol. Il sera interrogé à ce sujet par un juge de Barcelone le 18 septembre prochain, selon les déclarations d'un porte-parole du bureau du procureur à l'AFP, qui n'a pas donné davantage de détails.

Ces accusations interviennent dix jours après que la justice espagnole a annoncé que l'ex-président allait être jugé pour blanchiment d'argent lié en particulier à la vente de droits télévisés de matches de l'équipe du Brésil. Selon le tribunal, près de 15 millions d'euros provenant de commissions illicites liées à la vente de ces droits télévisés sont arrivés sur des comptes en Espagne et en Andorre de Rosell, qui est en détention provisoire depuis mai 2017, et de son épouse.

Rosell toujours sous le coup d'une enquête pour escroquerie et corruption

Entrepreneur spécialiste du marketing sportif, Rosell avait accédé la présidence du Barça durant l'été 2010 et avait démissionné en janvier 2014 après avoir été mis en examen pour fraude fiscale dans le cadre de l'enquête sur le recrutement du Brésilien Neymar. Un accord avec la justice a cependant permis que seul le club soit inculpé en tant que personne juridique, et finalement condamné.

Sandro Rosell est toutefois toujours sous le coup d'une enquête pour escroquerie et corruption après la plainte parallèle déposée par le fonds brésilien DIS, ancien propriétaire d'une partie des droits de Neymar, qui s'estime lésé par l'opération.

N.B avec AFP