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Benzema, une star très discrète

Karim Benzema, star très discrète du Real

Karim Benzema, star très discrète du Real - -

Apprécié de ses coéquipiers en club, l’attaquant français du Real Madrid mène une vie très casanière depuis son arrivée en 2009 en Espagne. Une attitude qui lui permet de garder un certain soutien de la part du public, malgré des résultats en dents de scie.

Karim Benzema a écopé d’une amende de 18 000 euros et de huit mois de suspension de permis pour avoir été flashé à 216 km/h au volant de sa voiture sur une autoroute espagnole, après la défaite du Real Madrid à Grenade (1-0). C’est bien l’une des rares fois où l’attaquant de l’équipe de France a défrayé la chronique. Car depuis qu’il est arrivé à Madrid à l’été 2009, le Français est resté très discret. A l’image de ce qui se dégage de lui sur la pelouse de Santiago Bernabeu, Benzema n’en rajoute pas. « Je suis comme je suis. C’est ce qui se voit de l’extérieur mais moi, je me sens super bien, explique-t-il dans le cadre d’un entretien exclusif accordé à Luis Fernandez sur RMC. Après, sur un terrain, on n’est pas là pour faire rigoler les gens mais pour jouer au ballon. Et tant que je joue au foot, je suis heureux. »

S’il ne passe, certes, pas pour un « rigolo », le joueur est apprécié dans le vestiaire Merengue. Proche de Casillas et Ramos, soutenu par Cristiano Ronaldo, copain avec Ozil, le Français a conquis ses coéquipiers. Sa belle saison écoulée (32 buts dont 21 en Liga) y est pour beaucoup, et si Mourinho ne l’a jamais lâché, il est de notoriété publique que le président Florentino Perez a un faible pour lui. Plus à la peine cette saison (15 buts dont 8 en Liga), ses coéquipiers de devant, CR7 ou Higuain, n’hésitent pas à lui dédier leurs buts ces dernières semaines. A défaut de mettre le feu au vestiaire, Benzema a su créer un élan de solidarité et d’affection autour de sa personne. Même si ses détracteurs lui ont trouvé un surnom peu flatteur (« Benzemalo »), le public continue de suivre le Français. Selon un sondage As, Higuain (44%) est le favori des Espagnols pour une vente cet été, devant Benzema (21%). 

« C’était la première fois que je partais de chez moi, je me suis retrouvé tout seul »

En dehors du centre d’entrainement de Valdebebas, Benzema vit comme ses coéquipiers à La Finca, banlieue huppée de la capitale espagnole. Il habite en face de chez Cristiano Ronaldo, Mourinho n’est pas loin. La grande famille de la Maison blanche au complet. Sportif français le mieux payé, il n’en rajoute pas. « C’est une fierté en venant d’où je viens. Mais franchement, je n’aime pas trop parler d’argent. » Si on aperçoit Xavi Alonso ou Ramos en ville, le Français ne se montre jamais. « Je connais bien la ville, même si je ne sors pas beaucoup, explique-t-il. Je préfère rester à la maison car ici, les gens sont tous derrière les joueurs. Il y a beaucoup de journalistes et de photographes dehors. Chez moi, je peux être tranquille, personne ne me prend la tête. »

Benzema est très proche des siens. La première saison, passée à l’hôtel, reste un mauvais souvenir. « C’était la première fois que je partais de chez moi, je me suis retrouvé tout seul et j’ai eu quelques blessures mal soignées », explique-t-il. On raconte aussi qu’il a eu des problèmes à trouver une cuisinière qui suive la diététique imposée par le club. Depuis, les choses sont entrées dans l’ordre. Ses frères viennent régulièrement de Lyon. Son agent Karim Djaziri également. « J’aime bien être avec ma famille, mon petit frère est presque tout le temps là. J’ai aussi mes amis. J’aime bien rigoler. A première vue, sur le terrain, c’est vrai, je fais un peu réservé, mais si on demande à mes potes, ils vous diront tout le contraire. » La patrouille de police qui a flashé le Français à bord de son Audi pourront le confirmer. Benzema sait aussi faire des excès.

Louis Chenaille (avec F.H. à Madrid)