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Foulquier (Grenade): "J’ai découvert le football sans prise de tête"

Malgré l’élimination de Grenade par Manchester United (4-0 sur les deux matchs), Dimitri Foulquier reste ultra-positif sur la saison de son club, 8e de Liga, qui peut encore rêver à une deuxième qualification européenne la saison prochaine. Il s'est confié auprès de RMC Sport.

Dimitri, vous venez de vivre la première campagne européenne de l’histoire de Grenade, c’était un moment fort pour le club?

C’est une année particulière avec le Covid-19, sans les supporters… Donc ils n’ont pas vraiment pu profiter. Le club est remonté de la troisième division à la première en peu de temps, donc on aurait vraiment aimé pouvoir avoir nos supporters à domicile et à l’extérieur. Je pense qu’on a quand même bien géré cet aspect en atteignant les quarts, on a profité de cette expérience, avec l’humilité qui caractérise ce club. Beaucoup de gens pensent que la place de Grenade n’est pas là, ni dans les premières places du championnat, mais nous on ne se prend pas la tête. On ne se donne pas d’objectif par exemple. L’objectif, c’est le terrain. C’est la réalité.

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C’est de cette manière que vous abordez les matchs?

Oui, exactement. Face à Manchester United, on rentre sur le terrain sans prise de tête. On veut gagner. On ne se dit jamais que c’est impossible. Et surtout, c’est un peu poncif, mais c’est un club qui prend les matchs les uns après les autres. Sans projection sur des obligations futures. On connait nos qualités, on a un coach qui est compétiteur et qui veut gagner même contre le Real Madrid ou Barcelone.

C’est cette campagne de coupe d’Europe qui vous a apporté autant de sérénité dans votre discours?

J’ai 28 ans, je ne suis plus un jeune joueur qui découvre les choses. Je trouve que la pression n’apporte que du mauvais. Je ne peux pas agir sur des choses qui ne dépendent pas de moi. C’est ce que je me dis tous les jours. À quoi bon se battre contre des choses où tu ne pourras rien faire? Je le répète, mais ce qui est important, c’est le terrain. On prend beaucoup de plaisir avec cette équipe car on sait que tout le monde travaille pour être performant. J’ai découvert le football sans prise de tête.

Vous n’avez donc aucun regret d’être revenu à Grenade après votre déception à Watford?

Aucun. Le football ça va très vite. Je ne jouais pas à Watford, aujourd’hui j’ai fait un quart de finale de Ligue Europa. J’espère que ça ne va pas s’arrêter là. Mais je ne préfère pas parler d’objectif encore une fois. Ne pas penser au futur et savourer ce qu’il se passe au présent.

Loïc Tanzi