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Le Barça défend Messi

Lionel Messi

Lionel Messi - -

Soupçonné de fraude fiscale par le pôle financier du parquet de Barcelone, qui a ouvert une procédure à son encontre, Lionel Messi a reçu ce jeudi un soutien appuyé de la part du FC Barcelone et son président, Sandro Rosell.

En Espagne, actuellement, il y a la future arrivée de Carlo Ancelotti au Real Madrid, le tweet de Cristiano Ronaldo, qui assure que toutes les informations ayant circulé sur son éventuelle prolongation de contrat avec la Maison Blanche sont fausses. Et cette procédure engagée mercredi par le pôle financier du parquet de Barcelone, devant le tribunal de Gava, à l’encontre de Lionel Messi, soupçonné de fraude fiscale. Celle-ci, qui vise également son père Jorge, en charge de ses intérêts, concernerait une somme avoisinant les 4 millions d’euros, pour des irrégularités constatées sur les déclaration de revenus de 2007, 2008 et 2009 de la star argentine.

L’intéressé a d’abord réagi sur sa page Facebook. « Nous sommes surpris parce que nous n'avons jamais commis d'infraction d'aucune sorte. Nous avons toujours rempli nos obligations fiscales suivant les avis de nos conseillers fiscaux, qui sont chargés de clarifier la situation » a fait savoir « Leo » par le biais d’un communiqué. Puis ce fut au tour de son club de monter au créneau, ce jeudi, par la voix de son président, Sandro Rosell, lors d’une conférence de presse. « J'ai parlé avec sa famille. Ils sont très sereins, super sereins. Et nous, au club, nous sommes aussi sereins. Nous apportons tout notre soutien car nous n'avons aucun doute sur l'innocente totale de Leo. »

Un soutien, mais pas sur le plan juridique, selon ce qu’a laissé entendre Rosell. « Je ne sais pas si légalement nous pouvons agir au nom de Messi. Il faut en parler avec les services juridiques et surtout avec ses services juridiques. » Que reproche-t-on au juste au joueur? D’avoir touché des droits à l’image alors que « la loi permet que 15 % de son salaire soit payé » de la sorte, rappelle Rosell, martelant, dans la foulée, que cette procédure était habituelle. « C'est ce que font la majorité des joueurs en Espagne », affirme-t-il encore. Sauf que pour le parquet de Barcelone, « ces revenus, qui auraient dû être soumis à l'impôt sur le revenu en Espagne, ont été cachés au Trésor Public, avec l’intention d’éviter de payer des impôts ».

Perri : « L’image de Messi est au-dessus de ça »

« Ces droits à l’image, c’est une zone d’ombre, confirme l’économiste du sport Pascal Perri. C’est un territoire sur lequel intervient des agents, des sociétés. Il y a probablement des écrans. Je comprends que le juge reproche au père de Lionel Messi d’avoir domicilié une partie des droits à l’image dans des paradis fiscaux, de ne pas en avoir déclaré une partie. » Pour lui, cette procédure ne vise pas à nuire particulièrement au joueur. Elle s’inscrit plus dans une logique globale d’équité, compte-tenu de la grave crise économique traversée par l’Espagne.

« On a un football professionnel espagnol qui présente une dette de l’ordre de trois milliards et demi d’euros. L’administration fiscale a séquestré une partie des droits TV dans l’espoir de les obliger à remplir leurs obligations : payer leurs impôts mais aussi leurs cotisations aux organismes sociaux. S’ils ne le font pas, l’administration fiscale et la sécurité sociale vont puiser dans ce séquestre. Je vois dans cette enquête la volonté d’attirer l’attention du public que l’effort doit être porté par tous, y compris par les plus riches. » Quitte à salir leur image ? « L’image de Lionel Messi est au-dessus de tout ça, tempère Pascal Perri. Il a acquis un statut qui lui permet de ‘‘s’offrir’’ un ou deux accidents. Ça en fait partie. » Et il est loin, pour le moment, de passer inaperçu.

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A.D avec A.A