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Le Real a-t-il déjà perdu la Liga ?

Cristiano Ronaldo et Karim Benzema (Real Madrid)

Cristiano Ronaldo et Karim Benzema (Real Madrid) - AFP

Après leur défaite sur le terrain du promu catalan Gérone (2-1) dimanche, les hommes de Zinedine Zidane pointent déjà à huit longueurs du Barça. Un retard rarement vu à ce stade du championnat, perçu comme très inquiétant par la presse espagnole.

Avec deux défaites en seulement dix journées, le Real Madrid réalise l’un de ses moins bons départs depuis dix ans. Mais davantage que le "faible" nombre de points (20) engrangés par la Maison Blanche, c’est son retard sur le leader barcelonais, victorieux samedi (2-0) sur la pelouse de Bilbao, qui a de quoi inquiéter. Alors que Le Real et le Barça ont remporté à eux deux neuf des dix derniers championnats d’Espagne, l’écart de points entre les deux équipes est généralement très maigre.

Pour retrouver une situation analogue à celle que traverse le Real, il faut remonter à la saison 2012-13. L’équipe, alors entraînée par José Mourinho accusait le même retard sur le FC Barcelone, et les deux clubs, comptaient respectivement 20 et 28 unités, comme aujourd’hui. Cette saison-là, les Catalans avaient été sacrés champions d’Espagne avec 100 points, soit 15 de plus que le rival madrilène.

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C’est déjà la crise, selon la presse espagnole

Ce lundi matin, les médias espagnols n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier la situation à laquelle fait face l’équipe de Cristiano Ronaldo. Parmi eux Marca n’hésite pas à évoquer une "déroute", rappelant que ce match risquait de faire douter l'équipe "à 72 heures du match pour la tête du groupe de Ligue des champions face à Tottenham à Wembley". Quant à la Liga, le quotidien juge qu’il faudrait désormais un "miracle", pour que le Real puisse la remporter.

Dans leur ensemble, les journaux espagnols soulignent les prestations décevantes des cadres de l’équipe, à l’exception d’Isco, auquel fait d’ailleurs référence As, avec une couverture évocatrice : "Isco est seul".

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Une défaite aux résonances politiques

L’émoi des journaux sportifs espagnols s’explique en partie par le contexte politique de la rencontre de dimanche. Alors que l’Espagne est plongée dans une crise politique sans précédent devant le mouvement indépendantiste catalan, la rencontre se jouait sur la pelouse de Gérone, un haut lieu des revendications sécessionnistes catalanes.

D’où de multiples parallèles entre sport et politique ce lundi matin. Le Real, qui n’avait plus perdu face à un promu découvrant la première division depuis 1990, n’a désormais plus droit à l’erreur pour espérer recoller au Barça. 

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Louis Faure