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Liga: le mail qui pourrait prouver les négociations secrètes entre Griezmann et le Barça

El Mundo avance que l’Atlético possède une preuve écrite de la négociation illégale entre le Barça et Antoine Griezmann. En l’occurrence, un courrier électronique de Seven Kartan, l’avocat d’Antoine Griezmann, adressé en mars au cercle familial du joueur pour leur indiquer les modalités de son départ en Catalogne.

Un footballeur ne peut négocier son arrivée dans un club sans accord préalable entre les deux équipes. Le règlement de la FIFA est clair quant aux mouvements de joueurs. La réalité moins, et c’est l’objet de la croisade menée par l’Atlético de Madrid, déterminé à prouver que le transfert d’Antoine Griezmann au FC Barcelone ne s’est pas déroulé dans des conditions réglementaires.

Le mail qui fait trembler le Barça

Pour rappel, le Tricolore avait été transféré au début du mois de juillet, contre le montant de sa nouvelle clause libératoire, passé de 200 à 120 millions d’euros le premier du mois. Une situation qui ne parvient pas à convaincre les Colchoneros, sûrs d'un accord antérieur en date du mois de mars, pourtant nié par le clan Grizou, comme le FCB, resté très serein depuis l'éclatement de l'affaire. Des preuves solides pourraient pourtant mener à une réévaluation du prix du transfert, que les Madrilènes estiment toujours à 200 millions d’euros, puisque l'entente daterait d’avant le 1er juillet.

Elles pourraient avoir été trouvées par le président Cerezo et ses équipes juridiques. Le quotidien El Mundo avance ainsi qu’un mail de l’avocat du Français, Sevan Kartan, à destination de son entourage familial, serait ainsi en possession du club madrilène. Dans ce courrier électronique, consulté par le quotidien espagnol, des échanges clairs sur les conditions d’accès au club catalan, sollicité un an après par le clan du Tricolore pour formaliser sa venue (et non l’inverse, apprend-on notamment). Autrement dit, sans être un document contractuel, ce courrier atteste de la précocité des échanges entre les parties, et donc de la négociation, pour rappel illégale, entre le joueur (via ses représentants) et Barcelone.

Une plainte a déjà été déposée, enquête en cours

"Si jamais le Barça s’est mis d’accord en mars, il y aura des conséquences", avait plus tôt menacé Enrique Cerezo. Sûr de ses moyens pour trouver des preuves, une plainte avait dans la foulée été déposée à la Liga espagnole par le second club de Madrid. Une instruction est donc en cours. Elle pourrait prendre un nouveau virage avec cette preuve écrite majeure. En cas de condamnation future, le Barça, comme Antoine Griezmann, s’exposeraient à des sanctions, allant de l’amende jusqu'à l'interdiction de recrutement. Le joueur pourrait lui être suspendu. Quant au géant catalan, il serait aussi amené à régler les 80 millions supplémentaires de l’ancienne clause libératoire du champion du monde. Tout un programme.

PL