RMC Sport

Ligue 1: Tebas critique la décision de Macron

Javier Tebas, le patron de la Liga, qui va reprendre la saison à partir du 11 juin, a logiquement critiqué l’injonction du gouvernement français à arrêter les championnats professionnels, dont celui du football. Une décision qui avait conduit la LFP à mettre un terme à la saison de Ligue 1.

Il aurait été surprenant que le patron de la Liga, Javier Tebas, qui manque rarement une occasion de railler les choix français en matière de football, s’exprime autrement sur le sujet qu’à travers une critique de la décision française d’arrêter les championnats de football. "La décision de Macron avec la ligue a été trop hâtive", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Europa Press, à l’occasion d’une rencontre sur l’avenir du football, organisée par Marca.

Le championnat espagnol étant assuré de reprendre le 11 juin, Javier Tebas peut jubiler et s’afficher en parangon de vertu. "C’est une étape supplémentaire pour se rapprocher de la Premier League. Nous avons travaillé sur un système en évolution qui nous a amenés à prendre des décisions plus rapidement", s’est-il félicité, annonçant tout de même des pertes chiffrées à 700 millions d’euros pour le football professionnel. 

L'importance des droits TV

Javier Tebas, qui espère reprendre sa stratégie d’internationalisation le plus tôt possible, a souligné le rôle majeur du football dans la vie sociale et son poids dans l’économie à travers le PIB et les milliers d’emplois directs et indirects qu’il crée. "Le plus important était de relancer l’économie du football et des sports", a-t-il répété, rappelant l’importance cruciale des droits TV dans ce contexte de crise sanitaire liée au Covid-19.

"La télévision est un intermédiaire entre la compétition et les fans, qui récupèrent l’argent de ceux qui paient pour que nous puissions grandir, a poursuivi Javier Tebas. Nous aimons voir les stades pleins, mais la tribune des maisons sont très importantes. On nous dit que nous sommes vendus aux télévisions, mais grâce à ces revenus, nous pouvons continuer. Sans cela, nous pouvons fermer boutique."

QM