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Pourquoi Pepe passe toujours devant Varane

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Pepe - AFP

Raphaël Varane sera remplaçant ce samedi pour le choc entre le Real Madrid et le FC Barcelone (18h). Malgré de bonnes prestations, le Français passe derrière Pepe dans la hiérarchie des défenseurs centraux aux yeux de Carlo Ancelotti. Il faut dire que depuis l’arrivée de l’Italien sur le banc madrilène, le Portugais s’est métamorphosé.

A 55 ans, Carlo Ancelotti a passé l’âge de faire de l’intox en conférence de presse d’avant-match. Ce vendredi, devant une salle comble, l’entraîneur du Real Madrid a dévoilé le nom des deux défenseurs centraux qui joueront ce samedi face au FC Barcelone (18h). « Pepe est bien, comme Ramos (qui ne s’est entraîné que deux fois avant ce match, ndlr). Ils se sont bien entraînés et ont récupéré totalement. Ils vont jouer », a lâché l’Italien. Conséquence logique, Raphaël Varane s’assiéra donc sur le banc pour le Clasico. Pas une sanction, juste un choix sportif. Car quand Pepe et Sergio Ramos sont disponibles, Ancelotti ne se pose pas de questions et les aligne à chaque fois.

Si la place de Sergio Ramos, vice-capitaine et cadre indéboulonnable de l’effectif merengue, est intouchable, Varane aurait pu lorgner celle de Pepe. Mais aussi bon soit-il, le Français est clairement le numéro trois dans la hiérarchie des défenseurs centraux madrilènes. « Varane a son futur en main au Real Madrid mais Pepe, c'est Pepe, a récemment lancé Ancelotti. Je ne me souviens plus d'une erreur qu'il ait faite cette saison. » Et si l’entraîneur du Real estime que Ramos et Pepe forment « la meilleure paire au monde, sans aucun doute », il en est en très grande partie responsable. Car si l’ancien joueur de Porto est métamorphosé, « Carletto » n’y est pas pour rien.

Pepe, de « boucher » à « Monsieur Propre »

Autrefois « chauffé » par José Mourinho, qui le faisait régulièrement jouer milieu défensif lors de clasicos houleux, Pepe s’est assagi sous les ordres d’Ancelotti. De « boucher » reconnu, le joueur de 31 ans est devenu un joueur propre et calme. L’an passé, il était le joueur de Liga qui commettait le moins de fautes en moyenne (environ une toutes les 160 minutes). Son retour précoce de la Coupe du monde, comme celui de Ramos, a aussi été un avantage pour conserver la longueur d’avance qu’il avait sur Varane. La fragilité de ce dernier, gêné par un problème au ménisque la saison passée, est aussi un facteur expliquant cette hiérarchie désormais bien établie.

Avec seulement trois titularisations en neuf journées de Liga, le jeune tricolore (21 ans) commence donc à trépigner. Son avenir au Real est même en questions. Courtisé par le Chelsea de José Mourinho cet été, Varane avait finalement prolongé son contrat, mais pas aux émoluments très élevés qu’il souhaitait. Mal conseillé, l’ancien Lensois est devenu plus distant. Deux choix s’offrent désormais à lui : se battre pour essayer de renverser la hiérarchie, ou devenir un titulaire indiscutable ailleurs. Cela dépendra peut-être en grande partie du niveau de jeu affiché par Pepe dans les mois à venir.

Alexandre Alain Rédacteur