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Real Madrid: qui est Santiago Solari, le remplaçant provisoire de Lopetegui?

Nommé coach par intérim d’un Real Madrid qui s’est séparé de Julen Lopetegui ce lundi après la claque du clasico (5-1 pour le Barça dimanche), Santiago Solari connaît parfaitement la Maison Blanche. En tant que joueur, période Galactiques, mais aussi en tant qu’entraîneur du Castilla. Retour sur le parcours de l’Argentin.

C’est donc lui qui aura la lourde tâche de mener un groupe en plein marasme. Santiago Solari assurera l’intérim sur le banc du Real Madrid à partir de ce mardi, à la suite du limogeage de Julen Lopetegui au lendemain de l’humiliante défaite du club sur la pelouse du Barça (5-1). L’intérim… voire plus.

Les Merengue ont deux semaines pour trouver le nom de leur nouvel entraîneur et l’officialiser. Or les négociations avec Antonio Conte semblent au point mort et aucune autre piste (Roberto Martinez ?) n’émerge véritablement. Santiago Solari pourrait donc être une solution à court et moyen terme. Mais il n’arrive pas sans repère.

Dans l’ombre des Galactiques

Le natif de Rosario connait bien le club madrilène pour y avoir évolué en tant que joueur. Et pas à n’importe quelle période: celle des Galactiques. Arrivé en 2000 de l'Atlético, il y passera cinq ans. Mais dans l’ombre des superstars. A une autre époque, l’élégant milieu de terrain aurait peut-être hérité d’un peu plus de considération de la part des supporters. Il aura tout de même disputé 167 matchs avec le club, pour 16 réalisations. Et sept trophées: une Ligue des champions, une Coupe Intercontinentale, une Supercoupe d'Europe, deux championnats d'Espagne et deux Supercoupes d'Espagne.

L'éternel "second" de Zidane

S'il est à l'origine du but légendaire du Français contre le Bayer Leverkusen en 2002 (en lançant Roberto Carlos), Santiago Solari aura souffert de l'étiquette de second de Zinedine Zidane. Dur à porter. Les deux joueurs aimaient combiner sur le terrain mais l'un aura davantage capté la lumière que l'autre... Reste qu'en 2002, c'est bien l'Argentin qui avait été élu "joueur le plus sexy" du championnat par les spectatrices de la chaîne espagnole Canal+. Maigre consolation, on vous l'accorde.

Le football, une histoire de famille

Santiago Solari est allé à bonne école. Son père, Eduardo, était joueur en Argentine. Ses frères ont également poursuivi une carrière balle au pied - mais à moindre niveau - comme son cousin Augusto. Son oncle Jorge Solari aura beaucoup écumé les stades du monde entier en tant que coach, du Mexique à l'Espagne, en passant par l'Arabie saoudite, pour hériter du surnom El Indio (l'Indien). D'où l'appellation "petit Indien" de Santiago Solari.

Un parcours d'entraîneur... à la Zidane?

Difficile - une fois de plus - de ne pas penser à Zinedine Zidane en voyant le parcours d'entraîneur de l'homme de 42 ans. L'ancien international argentin a rapidement mis de côté son travail de consultant (notamment pour El Pais) en se formant au métier... au Real Madrid. Depuis 2016 et la nomination du Français sur le banc du Real, Santiago Solari avait pris les rênes du Castilla... comme Zidane précédemment. Et se voit donc promu en équipe première, comme Zidane. Pour plus qu'un intérim, comme Zidane? Et la même réussite?

D'après la presse espagnole, il part avec un très bon a priori du côté de la direction madrilène, qui avait déjà pensé à lui pour succéder à... Zinedine Zidane (décidément) au moment de son départ surprise en fin de saison dernière. Son Castilla, huitième l'an passé, est actuellement quatrième.

ABo