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Affaire VA-OM: 24 ans après le procès, Tapie a revu Bernès

Vingt-quatre ans après le procès lié à l’affaire VA-OM, Bernard Tapie a rencontré Jean-Pierre Bernès, ancien directeur sportif de l'OM, pour la première fois cet été.

L’OM se déplace ce dimanche (21h) sur la pelouse du Parc des Princes pour y affronter le PSG. Si la rivalité sportive n’est plus aussi intense que par le passé selon André Villas-Boas, ce choc de la onzième journée de Ligue 1 reste un sommet du championnat attendu par les supporters des deux équipes.

Et ça, c’est en grande partie dû aux échanges houleux entre les deux clubs au début des années 90 lorsque le club phocéen appartenait à Bernard Tapie. Entre temps l’affaire VA-OM, le plus grand scandale du football français, est passée par là et a bouleversé la destinée des Phocéens. En ce jour de Classique, le journal L’Equipe révèle que l’ancien dirigeant a rencontré pendant l’été, Jean-Pierre Bernès, ancien directeur sportif de l'OM et l’un de ses co-accusés dans le procès VA-OM.

Bernès était inquiet

Pour cette première entrevue depuis 1995, les deux hommes ont renoué le contact, non sans émotion et une certaine appréhension. "Un jour, quatre ou cinq ans après le procès, Bernard m’a appelé. À partir de là, on s’est à nouveau régulièrement parlé au téléphone. Souvent, il me disait de passer chez lui quand je venais à Paris, a expliqué l’agent de Didier Deschamps pour L’Equipe. Mais j’avais toujours une forme d’appréhension à l’idée de le revoir. J’avais été marqué par ce que l’on avait vécu. J’avais un ressenti."

Un instant émotion

Touché par l’annonce de la maladie frappant l’ancien ministre de François Mitterrand, Jean-Pierre Bernès s’est finalement décidé à lui rendre visite. Et malgré l’immense passif entre les deux hommes cela s’est déroulé à merveille. "Je lui ai surtout dit qu’avec mon père il était l’homme qui avait le plus compté dans ma vie, a encore confié l’un des agents les plus influents du football français. Je suis parti de son domicile soulagé, vraiment heureux d’avoir passé un moment avec lui. Parce que… C’était touchant, quoi."

Jean-Guy Lebreton