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Baisse des salaires des joueurs: le coup de gueule du syndicat des agents

L'Union des agents sportifs français, dans un communiqué diffusé ce jeudi, regrette que les joueurs et entraîneurs soient les seuls à devoir faire des efforts financiers pour sauver le football français. Les agents demandent donc des contreparties aux éventuelles baisses de salaires.

Coronavirus, matchs à huis clos, crise des droits TV... En ce début d'année 2021, les clubs français sont plus que jamais dans le rouge d'un point de vue financier. C'est pourquoi, la semaine dernière, des présidents ont rencontré des représentants de l'UNFP, le syndicat des footballeurs, pour discuter d'une éventuelle baisse des salaires. Réunion à l'issue de laquelle l'UNFP a appelé les joueurs "à discuter rapidement avec leurs clubs pour envisager les modalités de réduction de leurs rémunérations afin de sauver le football professionnel".

Mais visiblement, tout le monde n'est pas d'accord avec cette solution. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, l'Union des agents sportifs français (UASF) dit regretter ce traitement particulier infligé aux joueurs.

"Le syndicat n’admettra pas une baisse sans des contreparties"

"L’UASF s’est réuni ce lundi et constate que les joueurs, joueuses, entraineurs, sont les seuls à qui il est demandé de faire des efforts alors qu’ils ne sont ni responsables de la pandémie, et encore moins du marasme lié aux droits TV, observe le syndicat. Les joueuses, joueurs et entraineurs ont déjà consenti d’énormes sacrifices financiers lors du premier confinement il y a bientôt un an. Ils ont tous prouvé qu’ils étaient solidaires." 

Et de poursuivre: "Maintenant, est-il juste de leur demander d’être encore les seuls à être montrés du doigt alors que la faillite des droits TV n’est en aucun cas de leur responsabilité, ni des agents qui les représentent?" 

C'est pourquoi l'UASF aimerait un geste en retour. "Le syndicat n’admettra pas une baisse sans des contreparties, prévient-il. Dans ces conditions, l’UASF souhaite être invitée à participer aux réunions organisées par les divers syndicats de clubs et de la LFP afin de débattre et défendre les joueurs, joueuses et entraineurs. Ils vont tous être reçus individuellement par leur club pour évoquer cette baisse des salaires et reviendront toutes et tous vers leurs agents, car nous avons un devoir de conseil et de suivi. Il serait donc judicieux que nous puissions avoir pu être entendus avant de nous positionner et de livrer nos conseils." 

CC