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Bastia-PSG : les notes

Lucas

Lucas - Zlatan Ibrahimovic et Guillaume Gillet

Dominateur pendant une demi-heure, le PSG s’est finalement incliné à Bastia (4-2), trahi par l’incroyable fébrilité de ses cadres et la montée en régime spectaculaire des Corses. Un réveil retentissant symbolisé par la rage de Modesto et le doublé, son premier en L1, de Palmieri.

BASTIA

Areola : 5
Squillacci : 5
Modesto : 6
Marange : 5
Cioni : 5
Romaric : 5
Palmieri : 8
Cahuzac : 5
Gillet : 5
Boudebouz : 7
Maboulou : 5

Requinqué par ses deux qualifications en Coupes nationales (victoires en 8e de finale de Coupe de la Ligue contre Caen et en 32e de finale de Coupe de France face à Lille), invaincu lors de ses quatre derniers matches, toutes compétitions confondues, Bastia passait un test grandeur nature face au PSG. Pendant une grosse demi-heure, les hommes de Ghislain Printant sont passés à côté de leur sujet, largement dominés par des Parisiens plus forts… en tout. Mais une fois dans leur assiette, le réveil des Corses a été particulièrement spectaculaire. Buteur sur penalty, Boudebouz a considérablement gêné la défense parisienne (32e), aux abonnés absents ensuite sur un corner victorieux de l’international algérien pour Modesto (45e).

Revenu au score, Bastia y a alors cru. Très fort. Et a bien eu raison. D’une frappe aussi sourde que magistrale (56e) – sur un nouveau corner de Boudebouz, mal renvoyé par la défense parisienne – puis d’un but de renard des surfaces (90e), Palmieri a propulsé les siens vers un succès de gala. Et renvoyé avec fracas le PSG dans ses doutes.

PSG

Douchez : 4
Van der Wiel : 4
David Luiz : 4
Thiago Silva : 4
Maxwell : 4
Cabaye : 5
Rabiot : 4
Matuidi : 4
Lucas : 5
Pastore : 5
Ibrahimovic : 4

Pendant vingt-cinq minutes, allez une demi-heure, le PSG s’est comporté comme le conquistador qu’on attend de lui. Le club de la capitale, rapidement buteur (Lucas, 10e) et très vite à l’aise dans la rencontre (Rabiot,20e), avait complètement mis Bastia sous l’éteignoir. C’est donc logiquement que Laurent Blanc et son staff s’arracheront les cheveux dans les prochaines heures pour essayer de comprendre l’inexplicable : comment son équipe a pu ainsi se déliter en l’espace de quelques secondes, sitôt la main involontaire de van der Wiel dans la surface sifflée par Fredy Fautrel… Le latéral droit parisien ne s’en est jamais remis. Ni le milieu du PSG, si conquérant et dont la sortie sur blessure de Cabaye, très bon durant une demi-heure (passeur décisif pour Lucas), n’aura pas fait du bien aux siens.

Trop en dedans, Matuidi n’a pas endigué les vagues corses, tout comme Rabiot, certes buteur, n’a que trop rarement accéléré le jeu de son équipe. Sans ballons exploitables dans la surface, Ibrahimovic n’a pas non plus créé de danger, laissant ce soin à Lucas, lui aussi rapidement silencieux une fois les Corses revenus dans la partie. Que dire de Maxwell, trop léger sur le corner victorieux de Modesto, Douchez, trop juste sur certaines relances, ou Pastore, moins inspiré au fur et à mesure de la partie ? Laurent Blanc avait prôné un nouveau plan de rigueur pour son groupe : celui-ci n’a visiblement pas encore été bien intégré par tous. Conséquence : virtuellement leader pendant 12 minutes, le PSG peut surtout, à la fin du week-end, se retrouver éjecté du podium…