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Bordeaux: le gros coup de gueule de Koscielny, qui appelle à "faire le ménage" dans le vestiaire

Laurent Koscielny a eu des mots forts, ce jeudi, lors de son passage en conférence de presse. Très remonté contre l’attitude de certains de ses partenaires, le capitaine de Bordeaux estime que le groupe doit être resserré jusqu'à la fin de saison. Avant de renouveler une partie de l’effectif durant l’été.

Il s’est présenté face aux micros pour faire passer un message. Très clair. Cinglant même. Laurent Koscielny n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer la situation de Bordeaux, ce jeudi en conférence de presse. Très agacé, le capitaine des Girondins, qui restent sur cinq défaites et un nul, a dénoncé un vestiaire en manque de cohésion. "L’ambiance est moyenne, voire très moyenne. Il faut être réaliste, a lâché le défenseur de 35 ans. C’est un groupe avec énormément de joueurs en fin de contrat, des joueurs qui veulent partir. Il faut rester avec ceux qui ont envie de se battre, de partager, de progresser. C’est une fin de cycle."

"On n’a certainement pas eu la même éducation"

"Quand tu as autant de joueurs comme ça, qui ne te donnent pas envie de travailler, c’est difficile d’avoir des résultats, a-t-il poursuivi. C’est pour ça aussi que dès fois je peux être méchant dans mes paroles. Ce sont de bons mecs, mais si tu ne te donnes pas les moyens de progresser et avoir des objectifs, tu n’auras rien. Et au bout d’un moment, on t’oubliera. Là-dessus, j’ai du mal avec certains parce que pour moi, ça passe par le travail. On m’a inculqué des valeurs et on n’a certainement pas eu la même éducation. Là-dessus, j’ai un peu de mal."

A l’heure où le club au scapulaire occupe la 11e place du classement, avec 10 points d’avance sur Nantes (en position de barragiste), Koscielny appelle à resserrer le groupe. Pour relever la tête d’ici la fin de saison: "A un moment donné, il faut aller sur le terrain avec les mecs en qui tu as confiance et qui sont dans le même état d’esprit que toi. Le coach (Jean-Louis Gasset, ndlr) fera son équipe jusqu’à la fin de la saison, mais là il y a trois mois très importants. A nous de prendre des points le plus vite possible pour obtenir le maintien. Et après, tourner la page de cette saison et faire certainement un peu le ménage".

"Je ne vais pas être ami avec tout le monde"

Un "ménage" visant notamment des jeunes de l’effectif? "Non, il y a de tout, assure l’ancien joueur d’Arsenal, arrivé à l’été 2019. C’est comme ça. Je ne vais pas être ami avec tout le monde. Quand je parle, ce n’est pas pour être négatif, c’est pour apporter à ces personnes-là des clés pour qu’elles puissent évoluer et être les meilleures pour l’équipe. Après, tu ne veux pas l’entendre, tu ne l’entends pas (…) Si ça implose, c’est comme ça. Il faut avancer. Tu essayes d’aider les personnes. Elles ne veulent pas venir avec toi, tu les laisses de côté et tu avances avec les personnes qui ont envie."

Ces critiques font écho à celles que Koscielny avait déjà formulées il y a deux semaines: "Après Marseille (0-0, le 14 février, ndlr), j’ai dit des choses. Ça a pu certainement choquer certains. Ça a été des mots forts. Je ne me suis pas excusé, parce que l’excuse, c’est trop facile." Interrogé sur sa relation avec Hatem Ben Arfa, à qui il aurait reproché son comportement face à l’OM, le capitaine bordelais a répondu: "J’ai dit ce qu’il fallait dire. Après, si le message n’est pas passé ou si tu n’as pas envie de l’écouter, c’est comme ça". De quoi faire monter sensiblement la pression avant la réception de Metz, samedi (13h), lors de la 27e journée.

AJ avec Nicolas Paolorsi à Bordeaux