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Bordeaux - Ramé : "La situation est préoccupante"

Ulrich Ramé a été présenté à la presse ce mardi en début d’après-midi. Le nouvel entraîneur des Girondins de Bordeaux, qui succède à Willy Sagnol, se sait attendu et a huit matches pour redresser la barre d’un club en péril. En attendant la suite.

« Investissement, cohésion, performance et travail. Surtout travail. » C’est sur ces bases qu’Ulrich Ramé veut construire une fin de saison digne des Girondins de Bordeaux. Successeur de Willy Sagnol à la tête du club, l’ancien portier (43 ans) ne s’est pas perdu dans des discours ambitieux ou de grandes promesses. « L’objectif, c’est la victoire dimanche contre Bastia » a-t-il assené, le verbe rare, lors de sa présentation à la presse.

Conscient tout de même que le bilan de santé du club n’est pas au beau fixe : « Le diagnostic va s’effectuer cette semaine. On va travailler, on va échanger, on va communiquer. Tout va se passer sur le terrain, de façon professionnelle, que tout le monde tire dans le même sens. Aujourd’hui, la situation est préoccupante donc il faut mettre les bouchées doubles et que tout le monde soit apte et opérationnel pour dimanche. »

Triaud : « Les fessées demandent des décisions »

A cinq points du premier relégable après la gifle reçue samedi à Toulouse (4-0), Bordeaux et Jean-Louis Triaud comptent sur un électrochoc pour ne pas avoir à finir la saison en « opération maintien. » Si le président girondin a rendu hommage à Willy Sagnol, licencié ce lundi, il a reconnu qu’il était « extrêmement contrariant de perdre les matchs avec autant de buts. »

« Il y a quand même une forte responsabilité des joueurs qui sont les premiers concernés, poursuit-il. Mais c’est vrai que l’accumulation de mauvais résultats avec des fessées à la clé demande des décisions, ce qui a été fait. Il y avait un problème collectif, et il fallait en sortir. » Reste à savoir si la mission du staff se prolongera la saison prochaine ? « La question se posera au moment venu, il n’y a pas d’urgence », balaye Triaud. A condition de renouer avec la victoire dès dimanche contre Bastia.

Vincent Delzescaux, à Bordeaux