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Bouchet, ancien président de l'OM, dénonce l'indécence du foot français

Christophe Bouchet, ancien président de l'OM (2002-2004), s'offusque de l'indécence des acteurs du football français dans les discussions sur les classements ou leurs besoins de trésorerie.

Christophe Bouchet suit de près l'actualité du football français. Et celle-ci désole l'ancien président de l'OM (2002-2004) qui dénonce la multiplication des prises de parole et le manque de collégialité et de solidarité dans un moment aussi grave.

"Une image indécente"

"Le football a une image médiocre en raison des sommes financières qu’il génère et des chamailleries de ses dirigeants, explique-t-il dans L'Equipe. C’était l’occasion rêvée d’entrer en force dans le domaine de la solidarité et, au lieu de cela, ils donnent une image indécente. Je ne vois pas tout mais je n’ai pas l’impression que les stars du ballon rond se soient regroupées pour montrer l’exemple."

Il souligne l'effritement du pouvoir et le manque de patron dans les instances. Il s'étrangle surtout de la désignation de Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et patron de beIN Media Group, dans le groupe pour discuter du versement des droits TV avec Canal+. 

"Nasser a négocié avec lui-même"

"Avec le Qatar, on est déjà aux limites de l’anomalie permanente, expose-t-il. C’est un des producteurs des droits du foot qui a négocié. Je ne comprends pas pourquoi il s’est prêté à cela. Cette situation n’était pas sérieuse. En fait, Nasser a négocié avec lui-même. Je ne le connais pas et c’est peut-être le plus honnête homme du monde, mais il ne peut pas se mettre là-dedans. Et si on considère que ni le directeur général (Didier Quillot, ndlr) ni la présidente de la Ligue (Nathalie Boy de la Tour) n’ont la compétence pour aller discuter avec les diffuseurs, il y a un problème."

Ancien candidat à la présidence de la LFP, Bouchet estime que les clubs manipulent Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot. Il s'offusque aussi de les voir demander de l'argent. "Je trouve anormal que les clubs demandent des aides de l’État parce que le foot a été impécunieux, conclut-il. (...) Demander de l‘argent quand on est le foot ce n’est pas sérieux. Actuellement, on en a besoin ailleurs, non?"

NC