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Coronavirus: Aulas répond à Philippe sur l’arrêt de la Ligue 1 en 2020

L’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, était l’invité de Top of the Foot mardi sur RMC. L’occasion pour le maire du Havre de justifier sa décision d’interrompre la Ligue 1 en 2020 en raison de la crise du coronavirus. Au grand dam à l’époque de Jean-Michel Aulas qui a maintenu ce mercredi sa position.

Jean-Michel Aulas au soutien de Noël Le Graët. Candidat à sa réélection à la tête de la Fédération française de football, ce dernier était présent ce mercredi à Lille pour y rencontrer des membres de la Ligue de football des Hauts-de-France. L’occasion pour le dirigeant de l’OL d’accompagner le président en campagne et d’afficher son soutien à sa candidature.

Les réunions terminées avec les dirigeants locaux, Jean-Michel Aulas a répondu à Edouard Philippe, qui avait justifié l’arrêt de la Ligue 1 la saison passée mardi sur RMC dans Top of the Foot. "Confronté à une crise sanitaire dont l'impératif, c’est d’abord de préserver la santé, je prends une décision claire, rude, je sais", avait déclaré l’ancien Premier ministre.

"Je reste persuadé que c’était une erreur d’arrêter le football professionnel"

"Comme Edouard Philippe l’a dit, cela permet de s’exonérer d’un certain nombre de responsabilités vis-à-vis des gens qui n’étaient pas d’accord sur cet arrêt, a répondu Aulas au micro de BFM Lille. Evidemment, je pense que l’on pouvait faire comme on fait cette année, avec le foot amateur arrêté et le foot professionnel qui fonctionne. Ce que nous avions proposé l’année dernière, et qui n’avait pas été suivi, est accepté cette année.

On ne peut avoir les mêmes réactions avec le foot amateur et le foot professionnel parce que les enjeux ne sont pas les mêmes. Quand la décision a été prise d’arrêter le championnat de première et de deuxième division, Canal + n’a plus verser les indemnités de droits télévisés et le foot s’est trouvé privé de près de 250 millions d’euros de revenus, ce qui fait qu’aujourd’hui on est en grande difficulté."

"Approche certainement politique du Premier ministre mais ceci étant je reste persuadé que c’était une erreur d’arrêter le football professionnel. D’ailleurs, seule la France s’est arrêtée, tous les autres grands pays ne se sont pas arrêtés et l’on voit bien que cette année, la décision a été prise différemment. Un peu dans le sens de ce que je souhaitais l’année dernière", appuie le dirigeant lyonnais, comme pour rappeler que son option était la bonne.

MI avec Marie Kijek (BFM Lille)