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Aulas tacle "les présidents qui ont trouvé une qualification européenne dans une pochette surprise"

Dix mois après l'arrêt de la saison 2019-2020 de la Ligue 1, Jean-Michel Aulas adresse un tacle à ses homologues qui trouvaient leur intérêt dans cette décision et qui se retrouvent dans une situation délicate aujourd'hui.

Il ne nomme personne mais son regard semble assez facile à suivre. Dans une interview accordée à L'Equipe, Jean-Michel Aulas, président de Lyon, a de nouveau regretté l'arrêt de la Ligue 1 à la 28e journée la saison passée. Il dénonce les pressions de certains présidents de clubs qui trouvaient leur intérêt sportif dans cette décision alors que lui a toujours milité pour que le championnat reprenne et aille à son terme, comme dans les autres grands championnats européens.

Interrogé sur la perte de crédibilité de certains présidents dans le fiasco Mediapro, Aulas a sorti les griffes. "Ceux qui ont trouvé une qualification européenne ou un maintien dans une pochette surprise ont été bénéficiaires de l'arrêt sur le coup, mais depuis, pour la majorité, tout va mal pour eux", a lâché le dirigeant.

Si le PSG était largement en tête et ne semble pas concerné, Marseille et Rennes peuvent être visés par cette attaque. Les deux clubs ont bénéficié de l'arrêt du championnat pour valider leur qualification en Ligue des champions. Cela semble même plus spécifiquement dirigé vers Jacques-Henri Eyraud, président de l'OM avec lequel Aulas s'était sèchement accroché en avril lors d'un conseil d'administration de la Ligue. Son allusion aux présidents qui ont décroché leur maintien peut, elle, être lue comme destinée à Pierre Ferracci, patron du Paris FC et partisan de l'arrêt des compétitions qui a sauvé don club de la rélégation en National.

Il maintient ses recours contre l'Etat et la LFP

Il indique avoir maintenu son recours contentieux contre la Ligue de football professionnel (LFP) et l'Etat dans sa volonté de récupérer les pertes liées à cette décision. "Oui, il a été maintenu, et contre la Ligue, et contre l'État, confirme Aulas. Soit c'est l'État, soit c'est la Ligue qui a dit d'arrêter. Comme le Conseil d'État a dit que c'est la Ligue, on va demander des comptes à la Ligue. Et si la Ligue nous dit que c'est l'État, on se retournera. Parce que personne, de bonne foi, ne peut prétendre que nous n'avons pas été lésés."

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport