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Coronavirus: Vieira réclame du soutien "moral et financier" pour les travailleurs en première ligne

Pour aider les soignants, mais également tous les autres travailleurs en première ligne durant l'épidémie de coronavirus, l'entraîneur de Nice Patrick Vieira appelle chacun à contribuer à son niveau.

En pleine crise du coronavirus, Rudi Garcia a annoncé ce jeudi que les coachs de Ligue 1 et de Ligue 2 vont faire un don collectif à un organisme national pour soutenir le système de santé. Une initiative louable, et, pour Patrick Vieira, un moyen de joindre les actes aux paroles. En parallèle, l'entraîneur de l'OGC Nice a en effet demandé, sur le site officiel du club, la contribution de tous.

"Le foot reste vraiment secondaire aujourd’hui, glisse le technicien depuis chez lui. Ce qui compte, c’est de prendre conscience de l’ampleur de cette crise sanitaire et d’être solidaire pour battre ce virus. C’est indécent de parler de football. Je pense à toutes les personnes qui ont perdu un être cher. J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui se retrouvent en première ligne, les soignants, caissiers... Ils font un travail exceptionnel. Il faut profiter de cette période pour être reconnaissant du travail et des efforts qu’ils accomplissent pour les autres, car ils donnent plus qu’ils ne reçoivent." Et de faire passer un message: "Ils ont aussi besoin d’attention et de soutien, moral et financier. Nous avons le devoir d'aider."

"Mes pensées ne sont pas tournées vers un calendrier de foot mais bien vers les victimes et les conséquences de cette crise"

Et ce même si tout le monde n'a évidemment pas les moyens d'un entraineur ou d'un joueur de foot. "Chacun doit prendre conscience qu’il a un rôle à jouer et faire ce qu’il peut faire à son niveau, estime Vieira. Ce n’est que par la solidarité qu’on parviendra à vaincre ce virus."

Quant à la reprise de la Ligue 1, le champion du monde 98 fait de nouveau comprendre que là n'est pas sa priorité. "La question que je me pose n'est pas de savoir quand le foot va reprendre mais comment le pays, voire le monde, va s'en sortir, conclut-il. Mes pensées ne sont pas tournées vers un calendrier de foot ou de sport mais bien vers les victimes et les conséquences sociales et économiques de cette crise."

CC