RMC Sport

Courbis: "Nous ne sommes pas capables de faire mieux"

-

- - AFP

La mauvaise série se poursuit pour Montpellier : les Héraultais se sont inclinés chez eux face au Paris Saint-Germain ce vendredi soir, enchaînant une troisième défaite en autant de rencontre de Ligue 1. C’est presque aphone que Rolland Courbis a confié sa déception. Et avancé quelques motifs d’explication, notamment un milieu de terrain dépecé.

Rolland Courbis, ressentez-vous de l’affolement après ces trois défaites en trois matches ?

Affolement non mais mécontentement évidemment. Ce n’est pas évident, ni pour les joueurs, ni pour le club, de se retrouver lanterne rouge. Et être l’entraîneur de la lanterne rouge, premièrement je n’en ai pas l’habitude, et deuxièmement, ce n’est pas amusant du tout. Mais d’un autre côté, on passe par là et on ne peut malheureusement pas changer les trois matches que nous venons de faire.

Quelle est votre analyse de ce match ?

Difficile, au moment où on se parle, d’analyser le match de ce soir. Je le trouve moyen, voire même très moyen. Je trouve le Paris Saint-Germain suffisamment capable de gérer un match sans un Montpellier qui lui pose beaucoup de problèmes. C’est le regret que j’ai, encore plus que la défaite même si c’est lié. Après, que ce match après deux défaites ait été compliqué à jouer pour les joueurs, à préparer pour l’entraîneur que je suis, c’est une évidence. Mais je pense qu’un bon Montpellier peut arriver ce soir à ramener au moins un point contre le PSG de ce soir, qui est pour moi loin de son niveau des semaines à venir.

Quand vous dites match moyen, c’est techniquement ou dans l’attitude ?

Je crois qu’on a tous vu : sur la première mi-temps, tous nos « coups offensifs », on les a joués à l’envers. Vous avez des journaux qui doivent mettre des notes : heureusement que je suis épargné par ça ! Parce qu’il y a certaines notes que je ne serais pas capable de mettre. Malgré ça, on arrive à 0-0 à la mi-temps. J’étais agréablement surpris qu’en étant moyen comme ça, on puisse encore être à 0-0.

Avez-vous tout de même vu des progrès dans le jeu ?

Non pas beaucoup. En plus de ça les adversaires sont différents. Il y a quinze jours c’était Angers, un promu. Après Rennes, une des bonnes équipes de notre Ligue 1, et le PSG, qui est quand même très difficile à battre ou à accrocher. Mais le PSG ne gagne pas non plus ses 38 matches, il arrive qu’une équipe parvienne à les accrocher voire à les battre. Mais pour les accrocher, il faut faire un match nettement plus élevé que celui que nous avons fait. Et en ce moment, nous ne sommes pas capables de faire mieux que ce soir où je note de la bonne volonté et des choix moyens, des passes moyennes, des tirs moyens, des intentions moyennes. Je trouve tout de moyen.

Que faire pour rebondir ?

Un peu de patience, je dis bien un peu, me paraît quand même indispensable. Nous avons des postes très difficiles à remplacer : celui au plein cœur du jeu mais pour le moment, Saihi tient compagnie à Sanson à l’infirmerie. Dernièrement, je travaillais en regardant ce que nous avions fait contre le PSG et j’ai regardé un match qui se passait il y a 14 mois. Pas cinq ans, 14 mois. Et il y a 14 mois, j’avais un milieu, au Parc, Saihi-Stambouli-Sanson-Cabella. Ça, ça rend un entraîneur intelligent.

J.L et J.S à Montpellier