RMC Sport

Crise à Nîmes: Ripart appelle au calme et à "mettre ses intérêts personnels de côté"

Alors que Nîmes est plongé dans une crise et que le propriétaire du club, Rani Assaf, a informé les salariés du Nîmes Olympique de son désengagement du club vendredi, Renaud Ripart a appellé au calme. Le capitaine des Crocos espère que chacun mettra ses intérêts personnels de côté pour penser au club.

Cela ne va pas au mieux à Nîmes. En proie à d’importantes difficultés financières et de gouvernance, le propriétaire du Nîmes olympique, Rani Assaf, a émis vendredi devant ses salariés son souhait de se désengager du club, selon le Midi Libre. Présent en conférence de presse avant le coup d'envoi de la dernière journée de Ligue 1, Renaud Ripart a espéré ce samedi que chacun saurait "mettre ses intérêts personnels de côté pour penser au club".

"Entre les uns et les autres, les torts sont partagés. Ce n'est bon pour personne que le club reparte en National 3, mais je suis un éternel optimiste. J'espère que chacun mettra ses intérêts personnels de côté pour penser au club. L'institution doit passer avant tout. Les supporters méritent un club plus structuré, au climat plus paisible", a déclaré Ripart en conférence de presse.

L'intervention du capitaine des Crocos intervient alors que le club, qui sait depuis la semaine dernière qu'il jouera en Ligue 2 la saison prochaine, est en plein tumulte.

La menace d'une rétrogradation en National 3 plane

Une officialisation de ce retrait pourrait intervenir mardi à l'issue d'une réunion entre Rani Assaf, les salariés du club et les joueurs, deux jours avant un conseil d'administration extraordinaire convoqué jeudi. En cas de dépôt de bilan, et sans repreneur, le club nîmois pourrait être relégué par la Direction Nationale du contrôle de gestion (DNCG) en National. Le National 3 évoqué par Ripart est le niveau auquel évolue l'équipe réserve.

Le président, Rani Assaf, est depuis plusieurs semaines en conflit ouvert avec l'Association Nîmes Olympique (section amateur), détentrice du numéro d'affiliation nécessaire à l'inscription dans un championnat professionnel. Les deux parties s'opposent notamment sur la question du centre de formation, dont le président voudrait se passer, le jugeant trop onéreux. "Personne ne se réjouit de cette situation. Rani Assaf a sa manière de diriger, mais il est aussi la personne qui a mis le plus d'argent dans ce club", a jugé Ripart samedi.

Les quatre clubs de supporters officiels ont de leur côté indiqué dans un communiqué commun "ne plus vouloir que toutes les clés du Nîmes Olympique soient dans les mains d'un seul homme qui aurait, à tout moment, le pouvoir de vie et de mort sur notre club". "Nous demandons au président-actionnaire de mettre ses menaces à exécution et de faire ses valises", ont-ils ajouté.

Luca Demange avec AFP