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Diouf et Tapie en remettent une couche sur l'OM

Anciens présidents de l'OM, Bernard Tapie (1986-1994) et Pape Diouf (2005-2009) livrent leur vision sur la crise traversée par leur club de coeur dans un entretien à L'Equipe. Pour eux, Rudi Garcia et Andoni Zubizarreta ont leur part de responsabilités. Tout comme certains joueurs.

Pointés à huit longueurs du podium, les Marseillais doivent s’imposer ce dimanche à Caen (17h), à l’occasion de la 21e journée de Ligue 1, pour rester au contact des places qualificatives pour la Ligue des champions. Si le stade d’Ornano leur réussit plutôt très bien, avec huit victoires lors de leurs neuf derniers déplacements, ils se présenteront en terres normandes avec un moral plombé par leur série de neuf matches sans victoire toutes compétitions confondues. Pour Bernard Tapie, président de l’OM de 1986 à 1994, la situation n’est "pas satisfaisante". S’il ne la juge "pas dramatique", il s’inquiète du rendement de ceux qui sont censés être les cadres de Rudi Garcia, qu’il n’épargne pas non plus.

Diouf n'épargne pas Zubizarreta

"On a quatre joueurs de haut niveau. Mais à part Thauvin, les trois autres ne sont pas là. Payet marche. Avec Gustavo, l’entraîneur se prive d’un des meilleurs milieux défensifs pour en faire un libéro qui n’est pas bon. Et Mandanda fait la moitié des arrêts qu’il faisait avant. Le reste? C’est une équipe très moyenne, pas plus forte que Saint-Etienne, Lille ou Montpellier, et moins forte que Lyon", estime-t-il dans un entretien à L’Equipe. Le problème viendrait de plus haut selon Pape Diouf, qui vise le directeur sportif Andoni Zubizarreta et son recrutement. "Le profil de Zubizarreta ne me semble pas adapté. On a besoin à Marseille de défricheurs de talents. Sortir son carnet de chèques, comme on peut le faire au Barça, pour acquérir des stars, c’est un autre métier", appuie-t-il dans L’Equipe.

Pour Diouf, la discrétion de Jacques-Henri Eyraud au cœur de la crise peut également surprendre. "Chacun son tempérament. Moi, on m’aurait entendu tonner. Quand les choses ne vont pas, il faut savoir le dire et surtout changer. A Lyon, quand quelque chose ne va pas, Aulas est le premier responsable", avance l’ancien président de l’OM (2005-2009), convaincu par ailleurs que "l’équipe est assez mal fagotée" et qu’il n’y a "pas d’avant-centre performant". Défait à Saint-Etienne lors de sa dernière sortie en championnat, l’OM n’a plus goûté à la victoire depuis son déplacement à Amiens (3-1) le 25 novembre.

RR