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Incidents Bastia-OL: Geronimi et Leca espèrent la clémence de la commission de discipline

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Après leur victoire contre Rennes (1-0), le président et le gardien de but du Sporting club de Bastia se sont exprimés sur leurs attentes concernant la commission de discipline de la LFP qui se réunira jeudi prochain pour donner son verdict suite aux incidents du match Bastia-OL. L’un comme l’autre espèrent que la commission se montrera indulgente.

Grâce à son succès 1-0 contre Rennes, le Sporting Club de Bastia garde espoir de jouer encore en Ligue 1 l’année prochaine. Mais à trois journées de la fin du championnat, cet espoir pourrait s’effondrer si le club se voit infliger un retrait de points. Car c’est jeudi que la Commission de discipline de la LFP doit rendre une décision concernant les incidents survenus à Bastia le 16 avril lors du match Bastia-OL. Déjà réunie le 20 avril dernier, la commission avait décidé de placer le dossier en instruction au vu de la gravité des faits, de suspendre à titre conservatoire le stade Armand-Cesari et de délocaliser les dernières rencontres du club à domicile sur terrain neutre. Mais les nouvelles sanctions pourraient être beaucoup plus lourdes pour le club corse.

"Ne pas faire payer tout un club pour quelques supporters"

Alors à cinq jours de cette réunion, les représentants du club montent au créneau. Pierre-Marie Geronimi, président du Sporting, affirme que son club aura "des arguments à faire valoir" devant la commission de discipline. Le président espère que cette commission fera preuve de clémence car, selon lui, le club ne doit pas être tenu responsable pour ces incidents. "On considère qu’on ne va pas faire payer tout un club pour quelques dizaines de supporters qui sont rentrés sur un terrain. On va demander à ceux qui vont nous écouter de ne pas sanctionner un club dans sa totalité et laisser le terrain parler", a-t-il déclaré à la fin du match contre Rennes.

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Même son de cloche du côté de Jean-Louis Leca, pourtant très discret depuis les incidents contre Lyon. "Les joueurs qui ont joué ce soir à Istres et les gens qui bossent au club n’y sont pour rien dans ce qui s’est passé à Furiani. On regrette ce qui s’est passé à Furiani. On espère simplement qu’on ne nous sanctionnera pas, parce que cette équipe et ce club ne méritent pas d’être sanctionnés", a expliqué le gardien de but au micro de Canal Plus.

La jurisprudence Nice-Bastia

Autre élément de défense pour le club corse, les incidents survenus à Nice en 2014. "Aujourd’hui, j’ai entendu beaucoup de personnes parler en disant que c’était la première fois que ça se passait dans le football français ce qui est faux. On a vécu la même chose à Nice, voilà, on n’était pas content", a réagi Jean-Louis Leca.

Le 18 octobre 2014, après une défaite 1-0 de l’OGC Nice sur leur pelouse contre Bastia, des dizaines de supporters Niçois avaient envahi le terrain de l’Allianz Riviera pour en découdre avec les joueurs corses. Pour ces incidents, le club de Nice avait été condamné à la fermeture de la tribune Populaire Sud pendant deux matchs, ainsi que d’un huis clos total avec sursis. Là aussi, un stadier avait été impliqué dans les incidents. Une plainte avait été déposée au pénal. Mais aucun dirigeant du club de l’OGC Nice n’avait été impliqué directement dans les incidents, et le match avait pu aller à son terme. Des différences qui pourraient compter dans le jugement de la commission de discipline jeudi prochain.

MD