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Incidents Nice-OM: lourdement sanctionné, comment l’OGCN avait plaidé sa cause

Les sanctions de la commission de discipline étaient très attendues depuis le 22 août et l’arrêt du match Nice-OM après de graves incidents. Le club azuréen a été fortement sanctionné avec un point de retrait ferme en plus du match à rejouer et de rencontres à huis clos.

Quatre heures d’auditions et de prises de décisions. Il fallait au moins ça pour trancher le sort des incidents multiples qui avaient émaillé, le 22 août dernier, la rencontre Nice-OM comptant pour la 3e journée de Ligue 1. Des supporters niçois avaient notamment pénétré sur la pelouse, l’un d’entre eux frappant même du pied Dimitri Payet. Ce dernier avait jeté deux bouteilles en direction de la tribune des supporters rouge et noir après avoir lui-même été atteint par un jet de projectile.

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De graves incidents qui ont poussé l’organe décisionnaire de la LFP à procéder à un retrait de deux points à Nice, dont un avec sursis. Le match face à l’OM est aussi donné à rejouer, sur terrain neutre et à huis clos, alors que les Aiglons, qui menaient 1-0 au moment de l’arrêt à la 74e minute, espéraient avoir match gagné sur tapis vert. L’OGCN écope aussi de trois matchs à huis clos.

Nice avait pointé du doigt Alvaro et Payet

Les arguments niçois n’ont donc pas totalement atteint leur cible. L’OGCN avait reconnu les faits reprochés: jets de bouteilles et envahissement de terrain. Le board niçois avait toutefois insisté sur le fait que l'envahissement avait été déclenché après la provocation ou réponse des joueurs marseillais (jets de bouteilles de Dimitri Payet, ballon envoyé en tribune par Alvaro Gonzalez, doigts d’honneur de l’Espagnol). Les dirigeants niçois avaient appuyé sur le fait qu’il n’y avait pas eu d’envahissement du terrain avant ces actes. Le premier envahissement, après le but de Dolberg, avait été plus ou moins bien géré par le système de sécurité selon la commission de discipline. Un membre de l'OGC Nice a aussi expliqué qu'un acteur du jeu, en l’occurrence Alvaro Gonzalez, ne devait pas se comporter de la sorte face à des supporteurs en évoquant les doigts d’honneur du défenseur marseillais.

Nice était confiant quant à l’issue du résultat

Nice a également rappelé que le Préfet des Alpes-Maritimes avait garanti la sécurité de tous les acteurs pour la reprise du match, que la Ligue avait autorisé celle-ci et enfin que l'arbitre, Benoît Bastien, avait décidé que la rencontre pouvait reprendre. Des faits qui leur avaient donné une certaine confiance quant à la décision sportive de la LFP et l’issue du résultat. Finalement à tort.

Dans ses arguments, Nice avait aussi annoncé plusieurs mesures de sécurité à venir. En plus de l'installation des filets anti-projectiles, le club azuréen avait informé la commission de l'interdiction immédiate des bouteilles au sein de l'Allianz Riviera. Seuls des gobelets seront distribués en tribunes. Enfin, le club azuréen a regretté que "la cohue médiatique" ayant suivi les événements du match a fait passer à l'as le comportement des joueurs marseillais. Des arguments qui n’auront donc pas totalement convaincu la commission de discipline.

MI avec Clément Brossard