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Incidents Nice-OM: les coulisses de la commission de discipline avec les explications de l'arbitre

Très attendue, l'audience à la commission de discipline de la LFP pour statuer sur les incidents de Nice-OM s'est déroulée mercredi dans un climat plutôt calme. Ce qui n'a pas empêché les deux clubs de se renvoyer la balle, et les avocats de se faire entendre.

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel se réunissait exceptionnellement mercredi à l'hôtel Pullman de la Tour-Eiffel pour statuer sur les incidents survenus lors du match entre Nice et Marseille, le 22 août dernier. La fin d'une instruction longue de deux semaines. A ce sujet, une source proche de l'instance explique que cette durée est "obligatoire avec à la fin ce qui s'apparente à un tribunal où tout le monde s'exprime".

L'audience de mercredi à Paris a duré 3h30, dans un climat plutôt calme. Une source présente sur place précise que "les discussions n'étaient pas tendues mais cordiales." Elle ajoute: "Nous étions dans une bataille juridique, avec un jeu de ping-pong. Chacun renvoyait sans cesse la faute sur l'autre." Comme l'on pouvait s'y attendre, au vu des différentes sorties médiatques.

"Si le match reprenait, j'aurais dû expulser Alvaro et Payet", a expliqué l'arbitre

Assez rapidement, l'avocate de Christophe Galtier a indiqué que son client "a été convoqué pour rien." Selon elle, cette entrevue était "une perte de temps". L'arbitre de la rencontre, Benoit Bastien, était lui aussi présent. Il a indiqué fermement devant les membres: "Si le match reprenait, j'aurais été contraint d'expulser Alvaro et Payet". Deux joueurs qui seront respectivement sanctionnés de deux matchs fermes de suspension, et d'un match avec sursis. Lors des débats et tout au long de l'instruction, l'OM a particulièrement apprécié que l'arbitre, Benoît Bastien, tienne sa position initiale écrite dans son rapport. A savoir, il ne voulait pas reprendre la rencontre mais il y a été contraint sous la pression du péfet des Alpes-maritimes et de la Ligue.

Contactée par RMC Sport, une source proche de l’UNFP estime que le syndicat a été entendu alors que la semaine dernière, il faisait part de ses inquiétudes. En ce qui concerne les joueurs, il ne se permettra pas de juger les décisions rendues. Reste à savoir si les Niçois et les Marseillais vont faire appel. Si c'est le cas, cela passera par la FFF. La commission des compétitions de la Ligue doit elle déterminer la date du match à rejouer, qui se disputera à huis-clos total et sur un terrain neutre.

Arthur Perrot