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Insultes homophobes: Roxana Maracineanu demande "du respect" de la part des supporters

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a réagi ce lundi aux polémiques sur les chants et propos à caractère homophobe qui ont agité le football français durant tout le week-end.

Un nouveau match a été arrêté ce dimanche en France pour des propos à caractère homophobe dans un stade, à Louis-II. Un arrêt très court, en forme d'avertissement, dans la lignée des consignes de la Ligue de football professionnel. L'arbitre de Monaco-Nîmes n'est pas le premier en ce mois d'août à prendre une telle décision, alors que consigne a été donnée aux arbitres de faire cesser les chants injurieux, qu'ils soient à caractère homophobe ou raciste. Ce fut notamment le cas entre Brest et Reims. 

"J’ai compris que certains supporters considéraient que ma prise de position contre les mots "pédé" et "enculé" dans un stade de football, comme une restriction de leur liberté", déplore la ministre des Sports Roxana Maracineanu ce lundi. "Au contraire, la liberté est plutôt de se déplacer, pour supporter son équipe", recadre-t-elle, alors que les interdictions de déplacement pour les supporters se multiplient.

"Demander du respect"

"Ce qui m'importe également, c'est la liberté, pour nos concitoyens et concitoyennes qui ont choisi une orientation sexuelle qu'ils ont envie d'avoir, de ne pas avoir à assumer devant leur famille ou les proches, le fait que ça fasse le sujet d'injures, a commenté Roxana Maracineanu sur un sujet qui crée la polémique depuis la reprise de la Ligue 1. Ce qui m'importe aussi, c'est la liberté des arbitres et des joueurs qui n'ont pas à subir ces insultes quand ils sont sur un terrain à cause de leur profession."

"Je compte sur eux également pour montrer qu'ils n'ont pas à se faire injurier de la sorte. Plus vite on se positionnera sur ces sujets, plus vite on arrivera à des résultats qui me semblent normaux dans la société aujourd'hui, a conclu celle qui est en poste au ministère des Sports depuis le 4 septembre 2018. C'est tout simplement demander du respect pour toutes les personnes qui sont concernées."

GL