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Lens: Clauss assume son "objectif" équipe de France

Très performant depuis son arrivée à Lens à l'été 2020, le piston droit Jonathan Clauss a grimpé peu à peu la hiérarchie des joueurs français à son poste. De là à être appelé chez les Bleus? S'il n'en fait pas une fixette, le Lensois reconnait que la sélection est un objectif.

Comme d'autres sélectionneurs de grandes nations, Didier Deschamps a plusieurs fois déploré, ces dernières années, le faible réservoir de joueurs à sa disposition au poste de latéral droit. Si Benjamin Pavard s'est installé chez les Bleus depuis la Coupe du monde 2018, et si Léo Dubois a très souvent été convoqué ces deux dernières années, aucun joueur n'a fait l'unanimité, ni convaincu sur le long terme.

De quoi ouvrir la porte à quelques petits nouveaux, comme Ruben Aguilar en novembre 2020, ou Nordi Mukiele début septembre. Jonathan Clauss aura-t-il lui aussi sa chance? C'est la grande question du moment.

"C’est un objectif flou, mais c’est un objectif quand même"

Très performant depuis son arrivée à Lens à l'été 2020, en provenance d'Allemagne, l'ancien Strasbourgeois a actuellement la cote, et a pu entendre plusieurs observateurs le réclamer en équipe de France. De quoi lui donner des idées?

"N’importe quel piston droit, aujourd’hui, peut avoir cet objectif-là", a confié Clauss ce mardi en conférence de presse, en expliquant ne pas avoir eu de contacts avec le staff des Bleus ou avoir été informé d'une pré-convocation. "Si personne ne l’a, ce n’est pas normal. Je ne me fixe pas d’objectif équipe de France, je ne me dis pas ‘il faut absolument que, il faut absolument que…’. Ce qui compte, c’est d’être performant à Lens tous les week-ends. Je ne veux pas m’arrêter là, je veux encore être décisif, je veux mieux faire. Je veux essayer d’être le meilleur possible le plus longtemps possible. Si ça arrive (la sélection, ndlr), ce sera extraordinaire, si ça n’arrive pas je continuerai à me remettre en question. C’est un objectif flou, mais c’est un objectif quand même."

Et s'il lui a fallu attendre ses 28 ans pour enfin être mis en avant, Clauss sait qu'il a encore une certaine marge de progression. "Schumacher disait qu’il n’aimait pas parler de ses qualités parce que ça donnait l’air arrogant, et que ses défauts, c’était à vous de les trouver, sourit le Lensois. Je ne mets pas une qualité ou un défaut plus en avant, si je dois évoluer c’est sur tout, c’est un ensemble. Je me sens à l’aise, le coach m’aide à progresser, j’ai un staff autour de moi qui sait me dire quand je peux faire autre chose. Inconsciemment, on peut parfois se laisser aller, mais ici on n’a pas le droit au moindre écart, et c’est très bien."

C.C. avec J.Bo.