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Ligue 1: Antonetti veut des temps morts d'une minute pour aider les coachs

L'entraîneur du FC Metz, Frédéric Antonetti, prône l’introduction de pauses tactiques dans le football, comme au hand ou au basket, pour revaloriser le rôle des entraîneurs.

Il veut voir le football s’inspirer du hand et du basket, et évoluer avec son temps. Dans un article de L’Equipe consacré ce samedi aux entraîneurs de Ligue 1 et aux méthodes qu’ils utilisent pour transmettre leurs consignes aux joueurs en plein match, Frédéric Antonetti propose une idée surprenante. Dans le but de revaloriser le rôle des hommes du banc.

"Je n'ai jamais utilisé de petits papiers, car j'ai une voix qui porte. Je m'appuie sur mes joueurs expérimentés pour faire passer les messages. Lors du dernier match à Marseille, quand on se retrouve en infériorité numérique (après le rouge de Jemerson), je passe en 5-3-1 en faisant entrer Matthieu Udol, puis en 4-4-1 en le remplaçant par Vincent Pajot. A chaque fois, je l'explique au joueur qui entre et c'est vite transmis. (…) J'aime bien intervenir et, personnellement, je suis même pour l'instauration des temps morts d'une minute en foot. Vous verrez qu'on y viendra un jour", lance le coach du FC Metz. Cela permettrait selon lui aux entraîneurs de conseiller plus facilement leurs joueurs, et de rencontrer beaucoup moins de difficultés au moment de donner des indications tactiques.

Mourinho lui aussi favorable à des temps morts

Au hand, chaque entraîneur dispose par exemple de trois temps morts par match utilisables dans la limite de deux par mi-temps, qu'il peut seulement demander quand son équipe est en possession du ballon. Au basket, un temps mort peut être sollicité par un coach lors d'un arrêt de jeu. Les pauses tactiques existent également en hockey sur glace et en volley.

Antonetti n’est pas le premier à plaider pour l’introduction de temps mort dans le foot. Bien avant lui, José Mourinho avait mené cette campagne en Angleterre. "J’espère que je serai toujours dans le football quand on donnera aux entraîneurs la chance de pouvoir stopper le jeu une fois par période, parce que l’on pourra rendre le match bien meilleur", avait confié le Portugais en 2014 lorsqu’il était aux commandes de Chelsea. Didier Tholot, ancien coach de Reims et Châteauroux, faisait la même analyse en 2015 auprès du journal suisse Le Matin.

"Moi, ce qui m’importerait bien davantage qu’un carton supplémentaire, c’est de pouvoir disposer de temps morts - ne serait-ce que pour faire mon job. Aujourd’hui, soyons francs, que se passe-t-il ? Mon rôle du coach s’arrête au coup d’envoi pour reprendre dans les vestiaires à la mi-temps. Depuis le bord de la touche, je peux certes hurler dans le vide, m’égosiller tout ce que je veux, en réalité, j’ai bien conscience que personne ne m’écoute." Un problème que n’a toutefois pas le volubile Antonetti.

RR