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Ligue 1 : cinq raisons de douter, un tout petit peu, du PSG

Alors que la saison de Ligue 1 débute ce vendredi avec Lille-PSG (20h30), le club de la capitale est le grandissime favori à sa propre succession pour le titre de champion. Mais les Parisiens ne sont peut-être pas invincibles. Voici cinq raisons de douter, un tout petit peu, du PSG.

1- La guerre des goals

La saison dernière, tout était clair : Salvatore Sirigu était numéro un et Nicolas Douchez sa doublure « consentante ». Mais tout a changé avec l’arrivée de Kevin Trapp. Acheté une dizaine de millions d’euros à l’Eintracht Francfort, l’Allemand débutera la saison dans la peau du titulaire. Un rôle que Salvatore Sirigu ne désespère pas de récupérer s’il reste au club. La concurrence entre les deux hommes, plus la sortie du groupe de Douchez (n°3), promet donc une véritable « guerre des gardiens » cette saison au PSG. Et une ambiance pas forcément très sereine dans le vestiaire.

Probabilité pour que cela gêne vraiment le PSG : 10%.

Comme tous les très grands clubs européens (Bayern Munich, Manchester United, Chelsea, Real Madrid, Barça), le PSG comptera dans son effectif deux gardiens de très, très haut niveau. Une « banalité » à gérer si le club de la capitale veut jouer dans la cour des grands.

2- L’incertitude autour de Motta

Thiago Motta ne s’en cache même pas, il veut quitter le PSG. Encore sous contrat pour un an, l’international italien aimerait revenir à l’Atlético de Madrid, où il a joué en 2007-2008. Mais Paris ne compte pas le lâcher et la tendance forte est à ce que Motta (32 ans) effectue une saison supplémentaire à Paris. Dans quel état ? C’est toute la question. De possibles états d’âme pourraient en effet impacter sérieusement le PSG, car dans son rôle de sentinelle, Motta est presque irremplaçable.

Probabilité pour que cela gêne vraiment le PSG : 8%.

Du haut de ses 32 ans, Thiago Motta possède une expérience énorme. C’est pourquoi même s’il reste au PSG, on voit mal l’Italien traîner son spleen toute la saison. Les multiples défis sportifs du PSG devraient l’aider à relativiser. Et à patienter un an de plus avant de partir.

3- Un turn-over difficile à gérer

Laurent Blanc aura des problèmes de (très) riche cette saison. A tous les postes, l’entraîneur du PSG aura le choix entre des internationaux confirmés, peu habitués à goûter au banc de touche. L’arrivée d’Angel Di Maria pourrait, par exemple, sortir régulièrement du onze de départ Javier Pastore et boucher un peu plus les perspectives d’Ezequiel Lavezzi ou Lucas Moura. L’une des principales tâches de Blanc sera donc de gérer au mieux cet effectif XXL, en ménageant le temps de jeu et les egos de chacun. Pas si simple.

Probabilité pour que cela gêne vraiment le PSG : 5%.

La puissance d’un club se mesure souvent à la profondeur de son banc. Et cette année, le PSG a de la réserve. Un peu trop même, puisque Laurent Blanc aimerait se séparer de quelques éléments (Digne ? Lavezzi ?). Avec un effectif un peu allégé en fin de mercato et quatre compétitions dans lesquelles le PSG voudra aller au bout (L1, Coupe de France et de la Ligue, Ligue des champions), tous les joueurs devraient avoir leur chance. Et Blanc la paix dans son vestiaire.

4- Le déclin de Zlatan

Non, douter de Zlatan n’est pas (encore) interdit par la loi. Alors, il est peut-être judicieux de se demander si le Suédois, âgé de 33 ans, ne va pas commencer à décliner un peu. Après deux premières saisons parisiennes à 30 et 26 buts en L1, il n’en a marqué que 19 l’année dernière. Une baisse de régime surtout due à une blessure qui ne lui a permis de disputer que 24 matchs de championnat, mais une baisse de régime quand même. Et comme « Ibra » semble intouchable au PSG, une saison « moyenne » pourrait poser de gros soucis à Laurent Blanc.

Probabilité pour que cela gêne vraiment le PSG : 5%.

Même en manquant 14 matchs de championnat, Zlatan a réussi à terminer meilleur buteur du PSG en L1 la saison dernière. Avec 0,79 buts par match, son exercice 2014-2015 est même le deuxième meilleur depuis son arrivée à Paris. Alors même s’il n’a plus ses jambes de 20 ans, le Suédois n’en reste pas moins l’atout offensif numéro un de son équipe. Et nul doute qu’il compte bien le prouver.

5- Le sentiment de supériorité en L1

Après trois titres de champion consécutifs et le rêve d’une victoire en Ligue des champions dans toutes les têtes, Paris pourrait peut-être prendre le championnat un peu par-dessus la jambe. La saison dernière déjà, le club de la capitale avait un peu ronronné et avait dû batailler avec Lyon jusque dans les dernières journées pour s’adjuger le titre. L’absence de concurrence, sur le papier, pourrait donc finalement être un danger pour les Parisiens.

Probabilité pour que cela gêne vraiment le PSG : 1%.

Même moins motivé que pour la Ligue des champions, ce PSG-là paraît tellement supérieur à la concurrence que rien ne semble pouvoir l’arrêter dans sa quête d’un quatrième titre consécutif. L’expérience de la saison dernière pourrait au contraire donner envie aux Parisiens de tuer le suspense le plus rapidement possible.

Alexandre Alain Rédacteur